Août 2011

 

Août 2011








Jeudi 04/08/2011

BRAHMIA
à l'entrainement au Stadium


Le joueur du Racing Strasbourg Farez Brahmia s’entretient depuis le début de la semaine avec les SR Colmar. (DNA de mardi). « Je me maintiens en forme, c’est tout. J’ai quelques contacts en France mais rien de concret pour l’instant. Je suis vraiment content de l’ambiance à Colmar et je me plais beaucoup ici ». A suivre…

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22 Aout 2011

Robert impresionne .


SÉBASTIEN ROBERT.
Pas dans le coup à Epinal, Sébastien Robert n’avait pas encaissé de but. Bon face à Niort, excellent à Bayonne, le gardien arrivé de Mulhouse en a pris deux à chaque fois. Samedi, il a d’abord maintenu son équipe dans le match en détournant d’une claquette un ballon qui prenait la direction de sa lucarne (30e’). Sur le premier but, il gagne son duel avec Audinet mais Diafutua est plus rapide que la charnière colmarienne. Sur le second, il ne peut absolument rien faire. En dehors de ça, de solides interventions dans les airs et une entente avec sa défense en progrès. Seul bémol, sa relance au pied.

VINCENT BERNARDET.
Le pendant de Thomas Holbein monte en puissance. À Bayonne, il s’illustre d’entrée en adressant un bon centre vers Touré, trop passif (2e’). La suite de sa première période est plus difficile : le manque de liant de l’équipe le, prive d’aller apporter le surnombre. Ce qu’il fait en seconde période, avec réussite. Après plusieurs bons centres, celui de la 87e’ se transforme en passe décisive pour Thomas Holbein. Très convaincant.

THOMAS HOLBEIN.
Un peu le même match que Bernardet, avec en plus la difficulté de devoir bloquer, seul, son couloir face au virevoltant Audinet. Obligé d’aller fermer à deux reprises au centre, le défenseur, titulaire pour la première fois laisse l’attaquant bayonnais mettre le feu. Sans succès (34e’) puis avec réussite dans la minute suivante. Après la pause, il remporte tous ses duels dans les airs et marque le but égalisateur en se jetant au 2e poteau (87e’). Son tout premier sous les couleurs colmariennes.

Classement général :

3 Étoiles.Meslien, Touré, Liabeuf, Robert .
2 ÉTtoiles.Camerling, Bernardet .
1 Etoile.Dufrennes, Holbein .
D.N.A.

  
19 Aout 2011

Les Basques dans le dur

Rétrogradé sportivement en CFA puis repêché administrativement en National trois semaines avant la reprise, l’Aviron Bayonnais n’a pas encore trouvé son rythme de croisière (deux défaites). Les Basques aimeraient bien éviter de vivre la « saison galère » qui leur est promise…


Malenga N’Zuzi Mata n’avait pas trouvé de temps de jeu à Colmar. Recruté par Bayonne, il a joué 90 minutes à Ajaccio avec son nouveau club. (Photo archives DNA–Gil Michel)

CFA.
Dix-septième à l’issue de la dernière journée du National 2010/2011, les Bayonnais s’apprêtaient à vivre une saison « tranquille » en CFA , lorsque la Fédération les a repêchés pour leur quatrième saison en National.
C’était il y a un mois (le 18 juillet), soit trois semaines avant la reprise du championnat. Pas forcément l’idéal pour préparer la saison dans les meilleures conditions, on s’en doute bien.

EFFECTIF.
Les conséquences de la relégation originelle ont été lourdes. L’effectif a été presque entièrement remodelé avec quinze départs pour à peu près autant d’arrivées.
Plusieurs éléments clé ont trouvé preneur à l’intersaison. Le meilleur buteur Serge Simon (12 réalisations pour les Basques) évolue désormais au Poiré-sur-Vie. Le milieu offensif Henry Gbizie – un moment sur les tablettes colmariennes – et Raphaël Romey se sont engagés avec le GFCO Ajaccio alors que Sébastien Pennacchio a rejoint Lille.
Ainsi, de l’équipe qui avait contraint Colmar au match nul (1-1) en février dernier, seuls quatre éléments sont encore au club : le gardien Simon Duhour, le défenseur Anthony Soubervie et les milieux de terrain Jérôme Lalanne et Michel Bidegain .

N’ZUZI.
Les supporters colmariens ont dû s’y reprendre à deux fois en lisant la composition de l’équipe bayonnaise qui s’est inclinée 2-0 sur le terrain du GFCO Ajaccio.
L’attaquant N’Zuzi Mata dont le nom y figurait et qui a disputé l’intégralité de la rencontre est bien le même qui n’a disputé aucune rencontre de National la saison dernière mais qui évoluait plutôt avec l’équipe deux et même trois (Promotion) des SR Colmar.

AMBITIONS.
Qu’espérer d’autre que le maintien ? Quand on possède, et de loin, le plus petit budget du National (800 000 euros), on ne plastronne pas.
« C’est toujours difficile de s’avouer que l’on va perdre les premiers matches , a expliqué Alain Pochat, l’entraîneur bayonnais à nos confrères de Sud Ouest après la défaite à Ajaccio (2-0), la 2 e après le revers concédé devant Beauvais (0-2). On essaie d’être les plus compétitifs possible, mais samedi à Ajaccio, il faut avouer que l’on a complètement loupé notre match. On a tenu une demi-heure, avant de souffrir notamment sur les coups de pied arrêtés. On a manqué d’agressivité sur les duels aériens.
Contre Colmar, il faudra d’abord être capables d’être solides défensivement. Je ne suis pas un adepte du ‘’tout le monde devant le but ’’ »

PELOUSE.
L’« affaire de la pelouse » est sur le point de se conclure. Ouf ! Rappel : jeudi avant le match de Niort, les joueurs s‘étaient plaints de l’état de la pelouse du Stadium .
Médiocre jeudi soir, la pelouse avait été tondue une nouvelle fois le lendemain et était un peu meilleure – sans être extraordinaire – vendredi.
Le soir de match, justement, le maire de Colmar avait pris les dirigeants des SRC et son président Roland Hunsinger à partie. Gilbert Meyer avait annoncé qu’il ne mettrait plus les pieds au Stadium de la saison si le club ne se fendait pas d’un démenti dans la presse.
Prenant leur courage à deux mains, les SR Colmar nous ont donc écrit six jours plus tard. Dans un souci de rétablir une vérité à laquelle nombre d’entre eux ne croit pas ou plutôt pour faire acte d’allégeance à la municipalité ?
Voici quelques extraits du courriel qu’ils nous invitent à publier suite à notre article qui « a initié une polémique inutile entre le club et la municipalité » .
« […] Nous comprenons le mécontentement de M. le Maire de voir ainsi mis en cause tous les efforts faits par les services municipaux pour améliorer en permanence les installations du Stadium. Le président et le comité des SR Colmar se félicitent de la collaboration avec les services de la Ville […] »
Nous maintenons évidemment nos informations et continuerons d’informer nos lecteurs de l’état de la pelouse lorsque cela nous semblera important. Qu’elle soit bonne , ou pas…
Mathieu Pfeffer - D.N.A.

  
Mercredi 17 Août 2011

Bernardet a pris ses marques


Dans l’analyse du début de saison des recrues colmariennes , le commentaire concernant Vincent Bernardet n’est pas paru. Le voici donc, avec les autres échos de la journée.


Le défenseur Vincent Bernardet. (Photo archives DNA)

VINCENT BERNARDET.
Pendant la préparation, il a partagé le poste de latéral gauche avec Sylvain Meslien. Ce dernier replacé dans l’axe, Vincent Bernardet a logiquement joué les 180 minutes des deux premières rencontres officielles.
Solide défensivement à Epinal, il avait alors eu peu l’occasion de s’illustrer offensivement. Face à Niort et à un Diaw qui fait partie des meilleurs milieux offensifs du championnat, il a parfois été mis en difficulté, mais sans jamais perdre pied.

Créquit seul absent

Au sein d’une équipe qui avait tendance à beaucoup pencher à droite l’an dernier en attaque, il manque, pour l’instant, de ballons pour faire admirer sa qualité de centre. Une fois ce biais corrigé, son pied gauche devrait provoquer les mêmes ravages que la saison dernière avec Beauvais.
JEU.
Pas de séance de travail physique, finalement, hier matin, sur la pelouse du terrain annexe du Stadium.
Les vingt Colmariens ont travaillé avec ballon pendant près de deux heures, avec sérieux et bonne humeur. Seul Guillaume Créquit (pris professionnellement) manquait à l’appel.
N’ZUZI.
Repéré lors d’un essai à la fin du mois de mai 2010 et engagé par Colmar dans la foulée, Malenga N’Zuzi Mata avait rapidement disparu des séances d’entraînement de l’équipe première et n’avait fait que de rares apparitions en réserve.
Capitaine de l’équipe trois, il avait passé l’essentiel de sa saison en Promotion, entrecoupée par quelques essais infructueux. Les Colmariens pourraient bien retrouver leur ancien milieu offensif samedi soir à Bayonne.
N’Zuzi a été engagé par le club basque et a disputé les 90 minutes de la rencontre perdue par l’Aviron à Ajaccio (2-0).
CANNES.
Déboutée par le tribunal administratif de Nice vendredi soir dans sa procédure de référé-liberté, l’AS Cannes poursuit son marathon judiciaire pour obtenir sa réintégration en National.
Les représentants du club azuréen devaient déposer hier une nouvelle demande de référé (un référé-suspension) devant le TA de Marseille. Mais le temps joue contre les Cannois qui ont boycotté la réception de Rodez samedi dernier en CFA. Si le club fait de même samedi prochain – déplacement prévu à Tarbes –, il prend le risque d’être exclu définitivement du Championnat de France Amateurs, la sanction réglementaire pour deux forfaits dans une même saison.
C.T. - D.N.A.


  
Mercredi 17 Août 2011

Les petits mots de Ott

Damien Ott s’inspire de certains de ses confrères du ballon rond pour trouver les mots justes avec ses joueurs. Photo Denis Sollier

Damien Ott s’inspire de certains de ses confrères du ballon rond pour trouver les mots justes avec ses joueurs. Photo Denis Sollier.Damien Ott est fan de lecture : sur les murs du Stadium de Colmar, il affiche de nombreux extraits d’articles de presse. L’entraîneur des SRC y puise une inspiration qu’on pourrait qualifier d’humaniste. Explications.

 « Je pense qu’un entraîneur doit être curieux. Si on n’a pas la curiosité et la passion de ce qu’on fait, on ne peut pas progresser. » En une phrase, l’entraîneur des SR Colmar, Damien Ott, lève le suspense à propos des morceaux de littérature que l’on trouve placardés sur les murs jouxtant les vestiaires du Stadium.
« Ils concernent d’abord les valeurs humaines. Le plus important pour un entraîneur, au-delà de l’aspect technique et tactique, est de savoir véhiculer ces valeurs. Je les affiche pour que les joueurs puissent, je l’espère, s’en inspirer. Mais il ne s’agit pas de les forcer. Ils passent devant et peuvent les lire, ou pas. C’est juste pour provoquer la curiosité. »
La plupart des « auteurs » punaisés sont bien sûr des gens du football. Il s’agit essentiellement d’entraîneurs. On y trouve par exemple Jean Fernandez, Christian Gourcuff ou Arsène Wenger, des gens avec lesquels Damien Ott partage des idées : « Le thème du collectif me semble essentiel. Créer une cohésion, adhérer à un projet collectif, c’est vraiment notre travail de coach. C’est sûr qu’il faut faire les bons choix, des entraînements cohérents, mais l’essentiel reste de gérer des hommes. Quand on crée le ciment social, on réussit souvent de belles choses. Si on n’a pas le ciment, même avec de belles briques, on n’arrivera à rien. Ce sont tous de gens qui ont réussi à faire des expériences pas banales, mais en s’inscrivant non pas dans un projet individuel, comme dans le sport actuel, mais dans une aventure humaine. Et ça, c’est fabuleux. »
Du coup, peu de déclarations de « stars » à consulter. « Le traitement de l’info en France est fait pour tout ce qui brille, pour le bling-bling, explique le technicien colmarien. C’est tellement banal de mettre en valeur des grands clubs, des gens qui font vendre et qui sont dans le people. Mais qui connaît Jürgen Klopp ? Tout ce qu’il dit est extraordinaire, et personne n’en parle. Il est champion d’Allemagne avec des valeurs qu’on a perdues. »
Guardiola, la référence
Le domaine du travail, sensible chez Damien Ott, est également évoqué. Sur la porte du vestiaire des joueurs, avec une flèche verte pointée vers le haut, figurent trois citations (de Fabio Capello et Javier Zanetti), vantant les mérites du travail à l’entraînement. À côté, avec une flèche rouge pointée vers le bas, la phrase d’un joueur qui a effectué un récent et bref passage au club la saison dernière et qui affirme qu’on ne peut pas être à 100 % tout le temps. Le mot peut aussi être cruel pour celui qui le prononce…
La notion d’exemplarité a évidemment droit de cité avec la référence absolue actuelle en football en terme de collectif, Josep Guardiola, l’entraîneur du FC Barcelone : « Il faut se baser sur ce qui se fait de mieux dans la profession. Quand certains entraîneurs disent des choses, on ne peut que se faire petits et essayer de s’en inspirer. Ce sont des gens qui ont prouvé qu’on pouvait fonctionner comme ça et qui sont exemplaires. Or, comment voulez-vous qu’on suive un entraîneur qui ne l’est pas ? »
Pas question cependant de s’ériger en donneur de leçons par rapport au monde professionnel et à certains de ses aspects déplaisants qui bannissent parfois l’humain : « Ce n’est pas à moi de le faire. C’est délicat de parler de ça parce que je peux me tromper. Ma philosophie est basée sur les valeurs humaines. J’ai trouvé un club qui fonctionne avec cette même philosophie. Ça fait 4 ans que j’y suis et j’aimerais y rester pour ça. »
Au fait, l’entraîneur des Verts a-t-il lui-même une devise ? « Il y en a deux qui m’ont guidé depuis mes premiers pas d’entraîneur : ’’Quand on ne se sait pas où on va, on n’a aucune chance d’y arriver’’ et ‘’Il n’y a de vent favorable que pour celui qui sait où il va.’’ »
Des mots pour avancer et pour soigner… des maux ? « Il faut des objectifs dans la vie, ça permet d’être bon », conclut Damien Ott. Et en référence aux temps difficiles de la saison dernière : « Il y a eu un moment où on ne savait plus où on voulait aller, surtout moi. Maintenant, on sait de nouveau. »
Guy Thomann
Ses citations préféres
Voilà un petit florilège des citations les plus savoureuses dénichées par Damien Ott dans la presse. Comme celle de Jürgen Klopp, l’entraîneur du champion allemand, le Borussia Dortmund?: «?Il y a un penchant à la surprotection médicale. De nos jours, les jeunes contractent des blessures dont on ne soupçonnait même pas l’existence il y a 10 ans. La bonne vieille ecchymose est morte. Aujourd’hui, elle s’appelle contusion osseuse et la période de guérison dure 4 semaines. Ceux qui exagèrent leur souffrance ne vont pas être mes amis.?» Dans un autre genre, Pep Guardiola, l’entraîneur du Barça, déclarait à propos d’Iniesta, qui était son douzième homme lors de sa première saison d’entraîneur?: «?Il est à part. Je le montre en exemple aux jeunes du centre de formation. Il n’a pas de tatouage ou de boucle d’oreille, mais tout le monde sait que c’est le meilleur. Il joue parfois 20 minutes et il ne se plaint jamais.?» Et puis il y a Claude Onesta, l’entraîneur de l’équipe de France de handball. Damien Ott est fan de cette déclaration du coach à propos de son groupe?: «?L’âme que transporte cette équipe est un fardeau pour l’adversaire.?» «?L’adversaire ne se bat pas contre une équipe, mais contre une âme»,  je trouve ça beau,  estime l’entraîneur colmarien.
le 18/08/2011 à 05:00 par Guy Thomann


Mercredi 10 Août 2011

Cannes sera vite fixé
Le Colmar Stadium devrait être comble vendredi soir pour le premier match de National des SRC à domicile cette saison.  (Photo archives DNA - Laurent Habersetzer) 

PROCÉDURE. – Les représentants de l’AS Cannes et de la fédération française de football (FFF) ont été entendus hier au tribunal administratif (TA) de Nice) dans le cadre d’une procédure de référé-liberté. Relégué en CFA après une décision de la DNCG (direction nationale de contrôle de gestion), le club azuréen espère ainsi être réintégré en National par la voie judiciaire.

La procédure retenue a l’avantage d’être très rapide – la réponse sera connue sous 48h – mais l’inconvénient de n’être prononcée qu’en cas d’atteinte par l’administration (ici la FFF) aux « libertés fondamentales », essentiellement celles garanties par la constitution.

L’AS Cannes a également entamé deux autres procédures auprès du même TA de Nice, un référé annulation ainsi qu’un référé suspension, mais ces dernières ne pourront aller à terme avant la reprise du championnat de CFA (et la 2 e journée de National), samedi.

ABONNEMENTS. – Les SR Colmar ont déjà enregistré 567 demandes d’abonnement pour la saison qui a démarré la semaine dernière. C’est 150 de plus que l’an passé.

Les personnes qui ont souscrit un abonnement pour la nouvelle saison peuvent retirer les billets pour les deux premières rencontres à domicile au Colmar Stadium aujourd’hui de 17h à 20h, demain entre 10h et 12h30, ou vendredi août avant le match contre Niort, qui démarrera à 20h.

PROGRAMME. – Les Colmariens ont choisi de disputer les rencontres à domicile le vendredi à 20h, jusqu’à fin octobre. Ce souhait est néanmoins soumis à l’accord du club visiteur. Seul Luzenac (9 e journée) a refusé, pour de très bonnes raisons : la 8 e journée est programmée le mardi précédent, le 20 septembre. SRC – Luzenac aura donc lieu le samedi 24, à 18h.

ENTRAÎNEMENT. — Avant l’opposition de ce matin, deux entraînements ont eu lieu hier. L’effectif colmarien était au complet avec les 16 d’Épinal, Grimm, Kerssane, Meyer et Créquit qui n’étaient pas du voyage. Dieye et Wagner, dans l’attente d’un contrat, étaient également présents, tout comme Farez Brahmia, qui garde la forme avec Colmar.




  

Lundi 09 Août 2011

Jaegli et son jogging

Si Jean-Louis Jaegli, l’un des deux vice-présidents des SR Colmar, a assisté à la première rencontre de son équipe avec une veste de jogging des Verts sur le dos, ce n’est pas seulement par amour du maillot.

C’est surtout dû à cette fameuse licence de Damien Ott qui n’était pas encore arrivée et à ces papiers d’identité qu’il n’avait pas sur lui (DNA d’hier). Voilà qui a forcé le technicien colmarien à donner ses consignes debout sur une chaise depuis le tunnel qui mène aux vestiaires.

Pour tenter de remédier à cette situation, Jean-Louis Jaegli a fait tout son possible. Première solution : se faire faxer les papiers d’identité de Damien Ott au stade de la Colombière… Manque de chance, celui-ci ne fonctionne pas.

Le vice-président, mais également homme à tout faire, on l’aura compris, trouve un fax en état de marche dans un camping voisin.

Les papiers arrivent. Direction le stade. Sauf que… la voiture ne démarre pas. Il s’y rend donc en courant car la rencontre va démarrer dans quelques minutes.

C’est évidemment le moment choisi par le ciel pour déverser des trombes d’eau sur Épinal. Il arrive tout de même à temps, trempé jusqu’aux os, pour remettre les fameux papiers (gardés bien au sec) à l’arbitre de la rencontre.

Réponse lapidaire de M. Esneu : « Pas valable. Ce ne sont pas des papiers officiels ».

Et Jean-Louis Jaegli en a été quitte pour changer de veste…



Samedi 06 Août 2011

Damien Ott : "Les premiers résultats montreront la marche à suivre"

Sauvés in-extremis la saison dernière lors de l'avant-dernière journée, les SR Colmar démarrent demain soir une deuxième saison en National. L'occasion pour Damien Ott , entraîneur des SRC depuis 2008, de faire le point avec nous à la veille de la reprise.

Sur la lancée de la fin de saison dernière, les SR Colmar viennent de réaliser une préparation idéale. Seules les premières journées de National confirmeront la tendance, mais les Colmariens ont remporté cet été leurs quatre matchs de préparation… Pas question toutefois de fanfaronner dans le Haut-Rhin. Oublié la fin de saison dernière agitée et les scissions internes, Damien Ott entame cette deuxième saison en National avec motivation et ambition.

Etes-vous satisfait de cette phase de préparation et des matches amicaux où votre équipe a plutôt séduit ?
Je suis satisfait de l'état d'esprit, maintenant il n'y a que la compétition qui peut apporter son lot de vérités. On va éviter de s'enthousiasmer par rapport à cette préparation, car seuls les premiers résultats montreront la marche à suivre.

Les difficultés de la saison dernière vont-ils vous servir d'expérience pour attaquer ce second exercice ?
Tout à fait… l'expérience n'a pas de prix… l'expérience c'est vraiment une chance pour un club, une équipe, un entraîneur. J'espère que l'on va pouvoir profiter de ces moments douloureux pour être plus performant cette année. L'état d'esprit est là au sein de l'équipe, du club. J'espère que tout le monde va travailler dans le même sens. C'est toujours des vérités banales à dire, mais c'est tellement évident, il faut que tout le monde tir dans le même sens. Ce n'était pas le cas l'année dernière, mais il semble que ce soit le cas cette année. Maintenant en début de saison, tout va toujours pour le mieux, mais une fois de plus je me garderais bien de m'enthousiasmer. Voyons d'abord ce que nous réserve cette saison et tirons les conclusions à la fin.

Ce Colmar, version 2011/2012, a-t-il les qualités pour jouer dans la 1ère moitié de tableau ?
Ce que j'aimerais, c'est que le club dans son ensemble puisse progresser… que ce soit en terme de structure ou de production sportive… progresser ça ne veut pas forcément dire jouer les premiers rôles, mais c'est surtout de pouvoir travailler sereinement, sans pression en n'étant pas toujours dans la charrette des relégables et toute cette tension à chaque match… Etre capable de travailler pour progresser et non pour être dans l'urgence des points. Faisons table rase du passé et faisons en sorte que l'ensemble du club adhère au projet que souhaite insuffler le président Hunsinger.

Côté recrutement ?
Pour l'instant le groupe est au complet avec 22 joueurs… ça ne veut pas dire que l'on ne réajustera pas, mais on commencera avec ces joueurs qui ont fait la totalité de la préparation…

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Vendredi 05 Août 2011

Roland Hunsinger : « Je suis le président, pas le patron »


Président des SR Colmar depuis 1999, Roland Hunsinger espère que son équipe connaîtra une saison plus calme que celle qui vient de s’écouler. Archives Jean-François Frey

Homme fort des SR Colmar, le président Roland Hunsinger attend avec impatience le début de son équipe en National, demain à Épinal. Il espère aussi que tout le monde a tiré les leçons de la pénible saison qui vient de s’écouler.

Comme l’ensemble des SR Colmar, Roland Hunsinger a connu une saison dernière difficile. Sportivement bien sûr, avec ce maintien décroché lors de l’avant-dernière journée, mais aussi dans sa fonction, puisqu’il a été désavoué par son comité et que le staff technique est resté en place contre son avis. Un épisode désormais oublié pour le président colmarien, qui ne veut à nouveau regarder que vers l’avant et la saison à venir.

Les Verts entament leur 2 e saison en National, avec une différence importante. Ils sont devenus le premier club alsacien. Est-ce que vous ressentez ce poids ?

Non, ce statut ne change pas grand-chose pour nous. Tout ce qu’on souhaite c’est de vivre une saison meilleure que la dernière. On est centré sur le club. Bien sûr, comme tous les Alsaciens, on suit ce que devient le Racing parce que c’est quand même notre club de cœur, mais on est Colmar. On a tout juste récupéré un sponsor strasbourgeois, mais c’est tout. Notre environnement reste Colmar et les alentours.

Avec quelles ambitions sportives abordez-vous le championnat ?

On souhaite ne plus trembler comme la saison dernière, voir clair dès le mois de février et nous maintenir le plus vite possible pour pouvoir préparer une saison tranquille pour 2012-2013 lors de laquelle on visera encore le maintien. Je sens une équipe motivée et beaucoup de chose qui nous laissent espérer une belle saison.

Il y a eu de fortes tensions la saison dernière. Finalement, le staff a été conservé. Ce n’était pas votre option…

C’est vrai, je faisais partie de ceux qui voulaient changer pour essayer de « professionnaliser » le club. Je voulais avoir affaire à un entraîneur qui était un ancien professionnel et qui connaissait ce milieu. On s’est expliqué avec Damien. C’est un garçon intelligent. Il a compris le président et il sait comment je travaille. Tout est recollé entre nous. Aujourd’hui, on essaye de lui donner l’équipe la plus compétitive possible, pour lui, pour le comité, mais aussi pour les supporteurs et les spectateurs.

Vous avez tout de même été désavoué.

J’ai toujours procédé à un management participatif. Il m’arrive de taper sur la table ; mais quand une majorité décide quelque chose, il faut l’accepter. C’est ce qu’on a fait en fin de saison. J’ai un comité, il n’a pas été d’accord avec moi, ce n’est pas pour cela que j’ai jeté la cuillère. Si j’avais été chef d’entreprise, j’aurais pris d’autres décisions. En 1999 quand je suis arrivé, quelqu’un m’a dit : « Le club ne t’appartient pas, il nous appartient à nous tous. » Ça m’a servi de leçon. Aux SRC, je suis le président, mais pas le patron comme dans mon entreprise. Au club, demain, on peut me donner un coup de pied au cul, me mettre dehors et je ne suis plus président. Alors que pour me virer de l’entreprise, je ne vois pas comment c’est possible.

Tout le monde a commis des erreurs dans cette affaire ?

Oui, mais malgré nos difficultés des 6 premiers mois, on ne peut accuser personne parce que tout le monde s’est trompé. On pensait qu’avec l’équipe qu’on avait, on s’en sortirait et qu’on ferait des miracles comme en Coupe de France. On s’est vite aperçus qu’il fallait se renforcer, se professionnaliser, À ce moment-là, je me suis mal exprimé ou on m’a mal compris. J’aurais dû dire : « Il faut une meilleure organisation » plutôt que « Il faut une professionnalisation », ça aurait été mieux perçu. En utilisant le terme professionnalisation, on a cru que je voulais me séparer des bénévoles. Ce n’était pas du tout le cas. On en a besoin, sans les bénévoles, le club n’existe plus. La principale force des SRC, c’est le bénévolat et la solidarité.

Vous avez effectué un mea culpa. Est-ce que vous avez aussi demandé à la majorité qui n’était pas d’accord avec vous d’également effectuer son autocritique ?

Bien sûr, ce qui est arrivé ne doit pas servir de leçon qu’au président, mais à tout le monde. On a eu des échanges plus ou moins fructueux dans le comité. Tout le monde doit accepter la critique. On doit travailler pour un club, une ville et essayer de l’amener le plus haut possible.

Reste-t-il aujourd’hui des traces de cette période trouble ?

Chez les autres, je ne sais pas ; en ce qui me concerne, c’est derrière moi. Ça n’a été facile, pour personne, mais c’est avalisé. On est en plein renouveau, tout ce qu’on attend et tout ce qui m’intéresse, c’est le match contre Épinal. La vérité du jour, elle est là.

Votre souhait pour cette saison ?

Rester en National, avoir beaucoup de spectateurs et donner du bonheur aux gens qui viennent assister aux matches.

le 05/08/2011 à 05:00 par Propos recueillispar Guy Thomann - L'Alsace
 

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