Pontarlier - SRC

Confiant tout en restant prudent

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Malik M'Tir (photo) et les SRC se déplacent à Pontarlier (CFA 2), ce week-end, pour le compte du huitième tour de la Coupe de France. Un match où les hommes de Damien Ott font figure de favori mais que Malik M'Tir ne prend pas à la légère, bien au contraire.
Les Colmariens ont fait sensation vendredi dernier, en dominant très facilement le leader et épouvantail du National, l'US Créteil, qui totalisait jusqu'alors 13 victoires, 1 match nul et 1 défaite. « Tous les joueurs ont fait ce que le coach a demandé, à savoir bien défendre, ne pas prendre de but, et marquer » explique Malik M'Tir. S'ils se rendent dans le Doubs avec une confiance renforcée, pas question pour autant de prendre Pontarlier à la légère. « On connait les surprises qu'il peut y avoir en Coupe de France, il faut absolument rester sérieux, d'autant plus que Pontarlier a l'habitude de se surpasser et de créer quelques surprises justement (les Pontissaliens ont notamment éliminé Amiens, alors en Ligue 2, lors de l'édition passée). »
Le club franc-comtois a également l'avantage d'être soutenu par un public très bruyant. Un atout non négligeable, particulièrement en Coupe de France. « En championnat, à chaque fois que l'on se déplace, le public est contre nous. On a l'habitude des ambiances hostiles, donc je ne me fais pas de soucis de ce côté-là. Il faudra juste rester vigilant. » La Coupe de France est une compétition qui tient particulièrement à cœur au latéral droit des Verts. « Elle évoque le rêve de se confronter à des formations plus huppées, tout simplement. Personnellement, j'accorde pratiquement plus d'importance à la Coupe qu'au championnat, à part si une montée arrive en fin de saison. »
Depuis la belle épopée 2009/2010, où les SRC avaient atteint les 16eme de finale, l'équipe de Damien Ott a toujours échoué au mieux au septième tour, et trouve donc ce week-end une belle occasion de renouer avec les 32ème de finale. « La défaite de la saison passée face à Schiltigheim m'a fait beaucoup de mal. On a appris de nos erreurs et j'espère qu'on se montrera sous notre meilleur visage. » En cas de victoire, Malik M'Tir souhaitera tomber, comme la majorité des formations qui seront encore en lice, sur « le PSG » d'un certain Zlatan Ibrahimovic. Frédéric Gomez - L.A.F.A.

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Pontarlier a atteint son premier objectif

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Le capitaine des Verts Benoît Haaby et les SR Colmar parviendront-ils a se hisser en 32 e de finale de la Coupe de France, demain à Pontarlier ? Photo Vanessa Meyer Wirckel

Le CA Pontarlier, adversaire des Verts demain (17 h) pour le 8 e tour de la Coupe de France, a mis le paquet pour rendre son terrain praticable. Sauf surprise de dernière minute, le match devrait donc avoir bien lieu dans le Doubs.

Le 8 e tour de Coupe de France entre le CA Pontarlier (CFA2) et les SR Colmar (National), reporté samedi dernier en raison des conditions météorologiques, a été reprogrammé à samedi à 17 h au stade Paul Robbe. Le club jurassien, le président Pierre Ardelet en tête, en avait fait son objectif principal de la semaine et s’est donné les moyens pour déblayer les 35 cm de neige qui recouvraient la pelouse.

C’est Christophe Gryczka qui a été averti en premier : « Le président de Pontarlier m’a appelé peu après 14 h pour me dire que nous jouerons là-bas. Le terrain est vert, m’a-t-il expliqué. »

Cela peut paraître surprenant au vu de l’état du terrain en début de semaine, mais les déneigeuses, qui ont tourné depuis deux jours, ont effectivement fait le gros du travail. « Et le club a lancé un appel, qui a visiblement été entendu, à tous les dirigeants, éducateurs, supporteurs, joueurs, sympathisants pour venir donner un coup de main, se réjouit Romain Richard, l’entraîneur des U 15 du CAP, présent hier après-midi au stade, pelle en main. Les machines ont enlevé le plus gros, à 90 %. Il reste encore une petite bande qui devrait disparaître d’ici ce soir (hier soir) . Maintenant, c’est à nous de rendre la pelouse encore plus nette en enlevant la neige restante, notamment sur les contours du terrain. Il y a des « petites mains » partout aujourd’hui, il y en aura ce vendredi et samedi s’il le faut. »

Le dirigeant jurassien est donc persuadé que la rencontre se déroulera dans de bonnes conditions : « La petite couche de neige que nous allons ôter a préservé la pelouse de l’impact des machines. En plus, la météo est avec nous puisqu’elle annonce un redoux avec de la pluie. Cela terminera le travail des bénévoles. »

« 20 % de chances supplémentaires »

Le CA Pontarlier, avec l’appui de la mairie, a donc tout mis en œuvre pour que la rencontre puisse se dérouler sur leur pelouse. « C’est logique, regrette Dominique Lihrmann, qui était l’entraîneur des SR Colmar qui ont reçu Monaco en 16 e de finale un soir de février 2006 dans des conditions difficiles. Il faut se mettre à la place des autres. » Ce soir-là les Verts avaient sorti les Monégasques sur un terrain presque injouable dans le froid et le brouillard. « On est bien placé pour savoir qu’ils ont 20 % de chances supplémentaires de se qualifier. Si on avait joué au Stadium ou à Besançon, cela aurait été du 50-50 ou du 40-60. C’est comme si nous, à l’époque, on nous avait dit de jouer à Monaco. Il est évident que nous ne serions pas passés. »

Les Verts sont prêts

À Colmar, on ne se faisait pas trop d’illusions et on s’est bien sûr préparé à se rendre dans le Jura. « On savait très bien que le délégué de la Ligue Franche-Comté, qui est passé au stade en début d’après-midi (hier après-midi) , irait dans le sens du club et de la mairie, poursuit Lihrmann. On est passé par là. Mais cela prouve que le club a fait un énorme travail en amont et donc entend se donner le maximum de chances pour réaliser un exploit. Si le terrain n’est pas optimal, ça nivelle les valeurs donc ce sera à l’avantage du club hiérarchiquement inférieur. Je me souviens que pour jouer Monaco, on aurait évolué dans un marécage. »

Après avoir baigné dans l’incertitude en début de semaine, l’équipe de Damien Ott est donc désormais fixée. « De toute façon, le groupe s’est préparé avec le même sérieux qu’avant Créteil (Ndlr : victoire de Colmar 3-0), confirme le directeur sportif des SRC. Je pense que ces huit jours supplémentaires sans compétition ont permis, aux joueurs et au staff, d’oublier les séquelles de leur performance chez le leader et de tourner la page championnat pour ouvrir le chapitre Coupe de France. » Avec une qualification à la fin de l’histoire ?

le 14/12/2012 à 05:03 par Hubert Himburg

 

 

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« Un bruit infernal »

francois-kellerFrançois Keller en est persuadé : les Colmariens ne prendront pas « les choses à la légère ». Photo DNA – Laurent Réa

L’entraîneur du RC Strasbourg, François Keller, estime que « les Colmariens devraient s’en sortir », ce samedi dans le chaudron de Pontarlier. Il y a un an, presque jour pour jour, le Racing s’était imposé dans le Doubs (0-1), lors du 8 e tour de la Coupe de France.

On joue la 72 e minute, ce samedi 10 décembre 2011 à Pontarlier, lorsque l’attaquant strasbourgeois David Ledy transforme son penalty et qualifie le RCS pour les 32 es de finale de la Coupe de France. Un an plus tard, les SR Colmar s’apprêtent eux aussi à rendre visite à l’équipe du Doubs.

Le coach du Racing, François Keller, décrit le contexte qui attend les Verts.

– Que retenez-vous de votre déplacement en Franche-Comté, la saison dernière ?

– Comme cette année, il avait beaucoup neigé avant la partie, mais tout avait été enlevé. Le terrain n’était pas très bon, mais praticable.

« Je n’ai pas de conseils à donner aux SRC, je m’inspire des SRC »

Franchement, c’était jouable. Une grosse ambiance régnait dans le stade, qui était plein à craquer.

Pontarlier venait d’éliminer successivement Besançon, une équipe de National, et Amiens, qui évoluait encore en Ligue 2. Nous y sommes donc allés dans nos petits souliers.

Il faut savoir qu’il y a un bruit infernal là-bas. C’est un traquenard. Les supporters font sonner une multitude de cloches à vaches.

Les gens sont à la fois accueillants et chauvins. L’ambiance est chaude, mais chaleureuse. Quant au match, il s’est révélé très équilibré et très âpre.

– Quelles sont les particularités de Pontarlier ?

– Cette formation présente un bloc collectif très compact et solidaire. Au niveau du don de soi, elle me fait un peu penser à Colmar, avec évidemment moins de qualités.

– Les Verts peuvent-ils être éliminés ?

– Je pense que les Colmariens devraient s’en sortir. Leur spirale actuelle est tellement bonne… Ils vont disputer un match piège, face à une vraie équipe de Coupe, mais ils ne sont pas du genre à prendre les choses à la légère.

– Si vous aviez des préconisations à leur transmettre…

(Il coupe) Je n’ai pas de conseils à donner aux SRC, je m’inspire des SRC. J’assiste d’ailleurs à chaque rencontre des Verts au Stadium.

Je m’y rends en famille. Mon frère aîné et mon père sont abonnés. Et pour moi, en tant que coach, c’est encore le meilleur moyen de connaître les joueurs de National, notamment dans une optique de recrutement.

par Propos recueillis par Amaury Prieur, publié le 14/12/2012

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Le traquenard absolu

wilfried-louisy-danielWilfried Louisy-Daniel et les Verts sont attendus de pied ferme en Franche-Comté. Photo DNA – Laurent Habersetzer

Privés de leur capitaine Benoît Haaby, suspendu, les Colmariens ne s’attendent pas à une partie de plaisir, cet après-midi sur la pelouse très grasse de Pontarlier. Après avoir mené à bien son opération déneigement, le club doubien veut s’adjuger une seconde victoire.

Le CA Pontarliera pris l’habitude de lutter chaque année contre les éléments, y compris… au printemps. Entraîneur de l’équipe franc-comtoise depuis 12 saisons, Jean-Luc Courtet livre, à ce sujet, une anecdote croustillante.

« En 2005, je me souviens que l’on devait affronter le FC Mulhouse (en CFA 2 à l’époque), dont le coach était Damien Ott (à Colmar depuis 2008). Les Alsaciens avaient dû repartir sans jouer : 20 centimètres de neige recouvraient notre pelouse. Un 9 avril… Ils avaient été très surpris ! »

Plus de sept ans après, les SRC ont l’assurance de ne pas connaître la même mésaventure. Dans la commune pontissalienne, la Coupe de France suscite, plus que jamais, une incroyable ferveur collective.

« On y a laissé beaucoup d’énergie, mais on a gagné notre premier match »

En l’espace de trois jours, une centaine de bénévoles – épaulée par la mairie – est parvenue à enlever, à la force des bras, une invraisemblable quantité de neige (voir le chiffre). Sur la seule journée de mercredi, les « petites mains » se sont activées de midi à minuit !

Il se murmure même qu’une mini-polémique a éclaté en ville, plusieurs habitants reprochant à la municipalité de ne pas déployer autant de moyens pour déneiger les rues piétonnes de Pontarlier…

Les efforts accomplis n’ont, en tout cas, laissé personne insensible : jeudi matin, le représentant de la ligue de Franche-Comté chargé d’inspecter le stade Paul-Robbe a jugé que le terrain serait praticable, ce samedi. « On y a laissé beaucoup d’énergie, mais on a gagné notre premier match », jubile Jean-Luc Courtet.

« Ce qu’ils ont réalisé est magnifique, rend hommage Damien Ott. Cela en dit long sur leur enthousiasme et leur générosité. De notre côté, on ne se plaint pas. Nous nous sommes préparés pour jouer dans n’importe quelles conditions. »

Elles seront difficiles, c’est certain. « Le terrain n’est pas super, reconnaît Jean-Luc Courtet. Certaines parties sont vraiment grasses, d’autres meilleures… C’est un peu noir par endroits, mais ce n’est pas impraticable. Ça l’aurait été s’il avait gelé, mais dans ce cas, nous n’aurions pas pris tous ces risques… »

« Nos valeurs ne nous permettent pas de snober qui que ce soit »

Selon toute vraisemblance, l’abnégation des Pontissaliens devrait être récompensée par un immense succès populaire. De nombreuses rencontres de niveau amateur étant reportées, ce week-end en Franche-Comté, les fans de ballon rond pourraient bien s’amonceler tout autour du stade Paul-Robbe.

Quelque 2 000 inconditionnels sont attendus cet après-midi. Certains devront d’ailleurs se garer très loin du lieu du match, une partie des places de parking étant toujours… enneigée. « Ça sera, je l’espère, un beau match de football », lâche l’entraîneur des Verts, Damien Ott, qui devra se passer des services de son défenseur et capitaine Benoît Haaby (suspendu pour une accumulation de cartons jaunes).

« Nos valeurs ne nous permettent pas de snober qui que ce soit », reprend le technicien. Les dynamiques sont tellement compliquées à mettre en place qu’il n’est pas envisageable de négliger la Coupe. Nous ne faisons d’impasse sur aucune compétition. »

Si l’on s’en tient aux propos de Jean-Luc Courtet, la bataille s’annonce âpre. « Nous sommes des gens de la montagne et si nous devons tomber, ce sera avec les honneurs », prévient le technicien doubien, qui aime à rappeler que le « dépassement de soi » est une vertu pontissalienne.

La semaine écoulée est là pour en témoigner : la perspective de disputer un 32 e de finale de Coupe de France vaut, semble-t-il, tous les sacrifices…

Le match en direct sur www.dna.fr

par Amaury Prieur, publié le 15/12/2012

 


 

3 questions à…Louisy-Daniel : « Ça va être chaud »

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Pour Wilfried Louisy-Daniel, la Coupe de France constitue une « grosse source de motivation ». L’attaquant colmarien évoque une « épreuve à part », qui « permet de se montrer à un certain niveau ».

– En l’emportant à Pontarlier, les SRC se qualifieraient pour les 32 es de finale…

– On sait que la Coupe offre l’opportunité de vivre des choses inoubliables, qui peuvent marquer une carrière. La jouer, c’est plus que motivant. C’est une épreuve à part, qui contribue à resserrer les liens dans une équipe et à souder un vestiaire.

– Le stade Paul-Robbe est réputé pour l’ambiance bruyante qui y règne…

– Ça va être chaud, mais sur le terrain, on répondra présent.

L’enjeu, c’est de pouvoir réaliser un parcours intéressant. Nous resterons concentrés.

« La Coupe de France est géniale »

– En quoi cette épreuve vous fait-elle rêver?

– La Coupe de France est géniale. Elle permet à de nombreux joueurs de se montrer à un certain niveau, face à des formations de Ligue 1 ou de Ligue 2.

Il existe même la possibilité de rencontrer des équipes que l’on regarde habituellement à la maison, devant sa télé, sur Canal Plus ou BeIN Sport… C’est forcément une grosse source de motivation.

par Propos recueillis par Am.P., publié le 15/12/2012

 

 

 

 

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Dans la gueule du loup

salim-mezricheSalim Mezriche et les Colmariens quittent la Coupe le cœur lourd. Photo MAXPPP

Pour avoir mis cinquante minutes à apprivoiser le “champ de patates” de Pontarlier, les Colmariens ont regagné l’Alsace la tête basse. Au terme d’une douloureuse séance de tirs au but, ils ont dit adieu à la Coupe de France…

C’est donc Abdel Moukhlil qui a enfilé le costume du héros malheureux, hier à Pontarlier. La Coupe de France est ainsi faite : un seul joueur peut, au cours d’un même match, se voir décerner le titre de sauveur et de bourreau de son équipe.

Le petit attaquant au grand cœur a redonné vie à une formation colmarienne moribonde, en trompant – du gauche – la vigilance du gardien pontissalien Mickaël Vieille (2-1, 50 e). Mais il a également manqué le sixième tir au but des SRC : une frappe du droit trop écrasée, qui a validé la qualification des Doubiens pour les 32 es de finale d’une épreuve décidément impitoyable.

« Il n’y a pas 36 000 choses à dire… »

Les Verts ont très vite compris, en ce samedi après-midi douloureux, que l’ambiance ne serait pas à la fête, si ce n’est du côté pontissalien. Tout autour de la pelouse désespérément grasse du stade Paul-Robbe, des centaines de Francs-Comtois de tous âges ont matérialisé, par leurs cris incessants, toute la différence qui existe entre le spectateur et le vrai supporter.

Cloches à vaches, cordes vocales, applaudissements à tout rompre… Tous les moyens étaient bons pour créer un vacarme assourdissant, de la première à la dernière seconde de la rencontre.

Le rapide doublé de Letellier n’a fait qu’augmenter le niveau des décibels. Le milieu offensif local a d’abord éclipsé la défense colmarienne, réceptionnant victorieusement, du droit, un coup franc de Samuel Vieille (1-0, 13 e). D’une frappe de l’extérieur du droit aux 20 mètres, il a ensuite transformé en or une passe en apparence anodine de Schulzendorf (2-0, 20 e).

« Il n’y a pas 36 000 choses à dire, si ce n’est que l’on encaisse deux buts bêtes et que l’on manque de réussite par la suite », analyse le latéral Vincent Bernardet.

De la réussite, les Verts en ont eu une petite dose, au retour des vestiaires. Oubliée, cette opportunité d’égaliser – une tentative trop croisée du gauche à bout portant (16 e) – vendangée par Frédéric Marques.

Évaporé, ce frisson provoqué par l’attaquant pontissalien Benkara, dont la lourde frappe des 30 mètres s’est écrasée sur la barre (27 e). Comme par magie, Cédric Liabeuf – capitaine en l’absence de Benoît Haaby (suspendu) – et ses partenaires ont retrouvé leurs esprits et… le chemin des filets.

Brassard sur le bras, l’ancien Vannetais a provoqué le penalty converti par Jérémy Grimm (2-2, 53 e), trois minutes après le but de l’espoir inscrit par Moukhlil.

Mais le retournement de tendance s’est finalement avéré plus pénalisant que profitable. Les organismes se sont épuisés, les occasions se sont raréfiées et les Colmariens se sont embarqués, à leur perte, dans une confrontation interminable qui pèsera dans les jambes mercredi à Épinal. « J’espère que non », répond Bernardet, dans un soupir qui en dit long sur la déception vécue par toute l’équipe.

C’en est une, notamment, pour Thomas Fedrigo, qui ne rejouera peut-être pas cette saison, en vertu de la hiérarchie en vigueur à son poste. Le gardien numéro 2 des Verts n’a pas grand-chose à se reprocher, au terme de la séance des tirs au but. Tous les penalties, ou presque, étaient imparables…

Damien Ott, le coach colmarien, est formel : « Il nous a manqué des choses, mais c’est la superbe performance de Pontarlier qu’il faut mettre en exergue. »

C’est, à vrai dire, la seule leçon à retenir et elle est assez cruelle comme ça : hier à Pontarlier, les pensionnaires du CFA2 étaient plus forts que ceux du National.

NOTE : La rencontre SR Colmar – Uzès, comptant pour la 17 e journée du National, devait initialement se dérouler hier au Stadium. Elle aura finalement lieu le 4 ou le 5 janvier 2013.

par De notre envoyé spécial à Pontarlier, publié le 16/12/2012

 

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Les SR Colmar éliminés !

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Abdel Moukhlil, héros malheureux de ce 8 e tour de Coupe de France. Il aurait pu faire basculer le match avant de rater son tir au but. Photo de l’une de nos envoyés spéciaux Vanessa Meyer-Wirckel

Les supporters colmariens n’auront pas droit au 32 e de finale de la Coupe de France, le 5 janvier prochain au Stadium. La faute à une entame de match difficile de leur équipe, hier dans le bourbier de Pontarlier, et à un manque de réussite au retour des vestiaires. Les Doubiens ont bien joué le coup, avec leurs arguments, et ils ont assuré leur qualification lors de la loterie des tirs au but (2-2, 6-5).

Les Colmariens sont plantés là, droits dans leurs crampons, en attendant leurs valeureux adversaires. Damien Ott et ses hommes, très déçus, ont attendu de longues minutes devant l’entrée des vestiaires pour rendre un dernier hommage aux joueurs de Pontarlier. La haie d’honneur des Alsaciens a été appréciée par les joueurs et le public, mais elle n’effacera pas l’énorme déception de cette élimination face à une formation de CFA 2.

Sur une pelouse du stade Paul Robbe bien verte, comme les dirigeants de Pontarlier l’avaient promis alors qu’elle était encore couverte de 35 centimètres de neige il y a trois jours, l’entame du match des Verts a été catastrophique. Certes, le redoux et la pluie ont transformé le terrain en bourbier, à la limite de la praticabilité, mais cela n’explique pas les absences colmariennes dans les duels. Les conditions ont bien sûr profité à l’équipe qui défend face à une formation qui n’a que rarement été en mesure de pratiquer son football.

Une faute d’inattention

Il a donc fallu moins d’un quart d’heure pour que les Colmariens se mettent en mauvaise situation. À cause d’une incroyable faute d’inattention de la défense, la meilleure du National, faut-il le rappeler, qui a laissé Letellier étrangement seul au deuxième poteau sur un coup franc de la gauche frappé par Samuel Vieille. L’ailier pontissalien n’a aucune difficulté, du plat du pied, pour battre Fedrigo (13 e).

C’est évidemment l’explosion chez les supporters qui aurait pu être éteinte trois minutes plus tard, mais le tir de Marques, qui a profité d’une reprise de Mezriche, repoussée dans ses pieds, passe à quelques centimètres du poteau de Mickaël Vieille.

Les Colmariens poussent, mais le gardien de Pontarlier est sur tous les centres. Les hommes de Courtet sont très attentifs en défense et profitent d’un dégagement pour se ruer en attaque. Le ballon parvient à Letellier, à l’entrée de la surface qui trouve le coin gauche de Fedrigo (2-0, 21 e). « Les conditions de jeu étaient effectivement pour eux, mais on prend deux buts bêtes qui nous ont fait mal », note Vincent Bernardet. Les Doubiens avaient même l’occasion de plier le match, à la 28 e, sur un tir des 35 m de Benkara qui s’écrase sur la transversale de Fedrigo ou encore sur une reprise de la tête de Schulzendorf que Fedrigo dégage des poings (41 e). Les Verts ont globalement dominé, mais les meilleures occasions ont été pour Pontarlier.

Moukhlil dans tous les coups

Après avoir lancé Moukhlil à la place de Meyer à la 33 e, Damien Ott a encore donné plus de poids à son attaque en remplaçant Marques par Créquit à la mi-temps. Les Verts sont métamorphosés après la pause et posent bien des problèmes à l’arrière-garde locale durant ce début de deuxième mi-temps. C’est tout d’abord Moukhlil, lancé par Liabeuf, qui évite le gardien venu à sa rencontre à 25 m, mais qui ne parvient pas à ajuster le but vide. Le petit attaquant des Verts aura une occasion identique à la 63 e sur un service de Louisy-Daniel, mais encore une fois il tire à côté du but déserté par le gardien doubien.

Heureusement, les Verts ont trouvé l’ouverture à deux reprises entre-temps. À la 50 e minute tout d’abord, c’est Moukhlil, encore lui, qui prend Mickael Vieille à défaut, et trois minutes plus tard, c’est Grimm qui double la mise en transformant le penalty sifflé par M. Bouille pour une faute de Marguier sur Liabeuf. « On fait 20 minutes d’enfer, remarque Dominique Lihrmann, et on a largement les occasions pour faire le break. Abdel (Moukhlil) leur a fait mal dans la profondeur et on peut très bien mener 4-2. Après, le match a basculé dans le physique, sans doute aussi en raison de l’état du terrain et de la fatigue des joueurs et on n’a plus vu grand-chose. »

Les défenseurs ont effectivement pris régulièrement le pas sur les attaquants, souvent embourbés. Seul Guillaume Créquit a encore deux occasions de qualifier son équipe, mais il rate sa reprise sur un coup franc de Bernardet (84 e) et tire dans les nuages sur une remise de Moukhlil à dix mètres deS buts (108 e). Plus rien ne sera marqué.

Il fallait un vainqueur, et c’est Pontarlier qui a tiré le gros lot après le douzième tir au but transformé par Jacquet après l’essai raté de Moukhlil. « Les penaltys, c’est la loterie, regrette Bernardet. La séance a tourné en leur faveur, c’est dommage pour nous. Maintenant, il s’agit de bien récupérer et être prêts pour mercredi à Épinal où on va essayer de finir cette année sur une bonne note. »

Place au championnat !

La fiche technique du match :

CA PONTARLIER 2 SR COLMAR 2 a.p. Pontarlier qualifié 6-5 aux tirs au but. PONTARLIER. Stade Paul Robbe. Mi-temps 2-0. Terrain très gras. Temps froid et pluvieux. 1800 spectateurs environ. Arbitrage de M. Bouille, assisté de M. Darbon et Mugnier. Buts : Letellier (13 e et 21 e) pour Pontarlier ; Moukhlil (50 e) et Grimm (53 e sp) pour Colmar. Avertissements : Marguier (53 e), Ramoan (70 e) et De Morais (103 e) à Pontarlier ; Brahmia (77 e) et Créquit (98 e) à Colmar. Tirs au but réussis : Mezriche, Louisy-Daniel, Bernardet, Shaïek, Grimm à Colmar. Letellier, Obriot, Benkara, Marguier, André, Jacquet. Tir au but raté : Moukhlil aux SRC. CA Pontarlier : M. Vieille, R. Marguier, S. Vieille, Jacquet, Da Silva, Bonnet (Courtet, 120 e), Letellier, Ramoan (De Morais (100 e), Schulzendorf (Obriot, 71 e), Benkara (c.), André. Ent. J.-L. Courtet. SR Colmar : Fedrigo, M’Tir, Meyer (Moukhlil, 33 e), Varsovie, Bernardet, Mezriche, Grimm, Shaïek, Liabeuf (c.) (Brahmia 66 e), Louisy-Daniel, Marques (Créquit, 46 e). Ent. D. Ott.

REVIVRE LE MATCH DANS LES CONDITIONS DU DIRECT

le 16/12/2012 à 05:04 par De l’un de nos envoyés spéciaux Hubert Himburg

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Pontarlier, beau vainqueur

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Les Colmariens, Damien Ott, Jude Varsovie, Adam Shaïek, Guillaume Créquit et Wilfried Louisy-Daniel (de gauche à droite), ont trouvé les ressources pour faire une haie d’honneur à leurs adversaires. Photo Vanessa Meyer – Wirckel

Il est toujours plus facile de faire l’éloge de son adversaire après l’avoir battu. Mais Jean-Luc Courtet, le coach de Pontarlier, avait l’air sincère lorsqu’il a évoqué les SR Colmar, au chaud, une heure après la victoire de son équipe aux penaltys.

Damien Ott était abattu à l’issue de l’élimination de son équipe, samedi soir dans les vestiaires de Pontarlier. L’entraîneur des Verts, « déçu pour les supporters », n’a pas voulu revenir sur la défaite de son équipe. « Les analyses techniques, on les gardera pour les vestiaires », s’est-il contenté d’expliquer, préférant rendre hommage à l’adversaire. « Quand on perd un match, c’est que l’adversaire était plus fort. Pontarlier a réalisé une grosse performance, c’est ce qu’il faut retenir. On ne cherchera pas d’excuses car on était prêt pour évoluer sur ce genre de terrain. »

Damien Ott était un peu sévère à l’égard de ses joueurs puisqu’il est évident que l’état de la pelouse a considérablement favorisé le jeu défensif des Doubiens et perturbé le jeu plus technique des Colmariens.

Son homologue pontissalien était forcément bien plus loquace. Et beaucoup moins affirmatif quant à l’incidence du bourbier du stade Paul Robbe sur la performance de son adversaire. « Je suis super content, souriait Jean-Luc Courtet. Ce qui nous arrive est extraordinaire. Je m’attendais à un match très compliqué, et je me doutais que l’état du terrain allait nous favoriser. Cela s’est confirmé. »

L’entraîneur de Pontarlier, au club depuis 2001, ne tarit pas d’éloges sur son adversaire du jour et sur son staff qu’il a déjà rencontré à maintes reprises. « Je commence à connaître Dominique Lihrmann et Damien Ott, puisque je les ai eus comme adversaires en championnat et ils sont dans la vérité. C’est bien sûr plus facile de le dire quand on a gagné. »

Jean-Luc Courtet n’a rien laissé au hasard avant d’accueillir les SRC et avoue avoir été impressionné par ce qu’il a vu en vidéo. « Franchement, on ne voit pas souvent un tel jeu en percussion. Samedi matin, j’ai hésité à montrer la vidéo du match des SR Colmar face à Quevilly à mes joueurs pour ne pas leur faire peur. Nous avons battu une bonne équipe. La saison dernière, quand nous avons éliminé Amiens, qui était alors en Ligue 2, on a connu nettement moins de problème. Colmar n’a jamais rien lâché. Je pense sincèrement que cette équipe va monter en L2. »

L’entraîneur pontissalien a également évoqué « la mentalité extraordinaire de cette formation. On a tous été impressionnés par l’hommage qu’elle nous a rendu à la sortie du terrain. À la suite d’une telle déception, il fallait le faire. »

Reste que Jean-Luc Courtet ne s’attendait pas à une telle issue, même si « l’entame de mes joueurs a été très bonne. On a attaqué le match avec les vertus de montagnards et on a réussi à marquer deux fois. Mais il est évident que l’absence de Benoît Haaby a fait la différence. Sur ce que j’ai vu sur différentes vidéos, il est évident qu’il manquait un pion important aux Colmariens. Quand on a pris le feu en début de seconde période, j’avais peur qu’on craque physiquement. Et il n’a pas manqué grand-chose pour que Colmar nous enfonce définitivement. Mais mes joueurs se sont bien repris et on a bien tenu le choc. »

Sans Haaby, la défense des Verts n’est plus tout à fait la même. Et il a manqué le guide en début de rencontre à Jude Varsovie et Loïc Meyer qui ont été associés pour la première fois en défense centrale par Damien Ott. Un peu plus d’une demi-heure puisque l’entraîneur des Verts a fait reculer Jérémy Grimm pour lancer un attaquant supplémentaire quand son équipe a été menée.

L’absence du capitaine des Verts n’a donc pas dérangé Jean-Luc Courtet puisque la qualification de Pontarlier lui permet de retrouver Sedan, un club où il a évolué deux ans. Un bonheur ne vient jamais seul !

SR Colmar - Uzès le 5 janvier

La rencontre comptant pour la 17e journée du National, remise samedi en raison de la qualification des Colmariens en Coupe de France, devrait se disputer le 5 janvier à 18 h au Stadium. Comme Uzès-Pont du Gard refuse de jouer le vendredi, les dirigeants colmariens ont proposé ce créneau au club gardois. En ce qui concerne la rencontre face à Épinal, avancée à mercredi prochain (20 h) à la demande des deux équipes, elle ne serait pas repoussée au samedi si d’aventure le terrain des Vosgiens était impraticable.

le 17/12/2012 à 05:04 par Hubert Himburg

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Le désenchantement

 

L’état calamiteux de la pelouse du stade Paul-Robbe ne peut justifier, à lui seul, la première mi-temps catastrophique des Colmariens. Samedi à Pontarlier, la magie de la Coupe a opéré en faveur de l’équipe de CFA 2. Les protégés de Damien Ott ont commis leur premier véritable impair de la saison.vincent-bernardet

 

Alors que se profile un déplacement à Épinal, Vincent Bernardet aimerait que les Verts bouclent avec brio l’année 2012. Photo DNA – Laurent Habersetzer

Dans les couloirs du stade Paul-Robbe, samedi en début de soirée, Damien Ott a balayé d’un revers de main la seule circonstance atténuante susceptible d’expliquer l’élimination des SR Colmar à Pontarlier, modeste formation de CFA 2.

« On avait pourtant prévenu les joueurs »

Non, la pelouse détrempée, boueuse et peu propice au jeu n’est pas à l’origine de la défaite des Verts à l’issue de la « loterie » – dixit le latéral Vincent Bernardet – des tirs au but. « Nous étions préparés à évoluer sur ce terrain, on ne cherchera aucune excuse dans ce domaine-là », coupe l’entraîneur colmarien.

Il ne reste donc que des éléments à charge contre les SRC, auteurs d’une première période très éloignée du niveau qui leur a permis de se hisser à la quatrième place du National.

Si la lourde frappe à 30 mètres de l’attaquant pontissalien Benkara (27 e) n’avait pas heurté la barre, les Haut-Rhinois auraient peut-être été menés 3 à 0 après moins d’une demi-heure de jeu. « On avait pourtant prévenu les joueurs, mais ils ont réalisé une très mauvaise entame, souligne le directeur sportif ‘‘ Doumé ’’ Lihrmann. En début de match, nos vis-à-vis allaient plus vite que nous, ils sautaient plus haut et gagnaient tous les duels. »

Les SRC entrent dans l’histoire du CA Pontarlier

On mesure davantage, à froid, toute l’importance de Benoît Haaby dans le dispositif colmarien. Suspendu pour une accumulation de cartons jaunes, l’expérimenté capitaine des Verts a fait cruellement défaut. « Il a une certaine prestance, il rassure et je pense qu’il leur a manqué », confie le coach franc-comtois Jean-Luc Courtet.

Damien Ott, lui, a opté pour une formule inédite cette saison, en alignant Loïc Meyer et Jude Varsovie (22 et 21 ans) ensemble en charnière centrale. Mais compte tenu de l’état calamiteux du terrain, on attendra avant de se faire une idée précise sur la complémentarité du jeune duo.

Au-delà des analyses techniques – « qui ne sortiront pas du vestiaire », élude Damien Ott –, les Colmariens ont permis, bien malgré eux, à leur adversaire d’écrire l’une des plus belles pages de son histoire : le CA Pontarlier n’avait jamais atteint, au cours de son existence, les 32 es de finale de la Coupe de France.

Soutenu par un public passionné – « dans notre milieu rural, les gens sont soudés », répète Jean-Luc Courtet –, le club doubien recevra, le premier week-end de janvier, les professionnels de Sedan (Ligue 2). On n’ose imaginer l’ambiance… De l’enthousiasme pontissalien, le Stadium de Colmar pourrait s’inspirer. Mais les Verts vont devoir aider leurs fans les plus fidèles – les pieds dans la boue samedi – à garder la flamme.

Vincent Bernardet insiste sur la nécessité de répondre présent, mercredi à Épinal (18 e journée du National). « Nous devons maintenant nous reposer et récupérer, afin de finir l’année sur une bonne note », développe le défenseur.

Privés de Coupe de France, une épreuve qui les a toujours fait vibrer, les supporters des SRC n’ont plus que le championnat pour rêver. Dans les Vosges après-demain, leurs favoris auront l’occasion de leur offrir un joli cadeau de Noël avant l’heure.

par Amaury Prieur, publié le 17/12/2012

 

Date de dernière mise à jour : 17/12/2012

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