Vauban - SRC

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« Conscients du danger »

les-vertsLes Verts (ici face à Boulogne-sur-Mer) affichent le plus grand sérieux, alors que se profile une périlleuse rencontre de Coupe de France face à Vauban. Photo DNA – Laurent Habersetzer

Exténués après le coup de sifflet final, vendredi à Vannes, les Colmariens ne lèveront pas pour autant le pied, cette semaine à l’entraînement. Damien Ott, le coach des SRC, souhaite que ses joueurs « se mettent dans l’esprit Coupe de France ».

 

L’anecdote, révélée par l’entraîneur des gardiens Michel Wurcker, en dit long sur la débauche d’énergie consentie pour obtenir le nul (1-1) vendredi à Vannes : « Samedi matin, dans le train, les joueurs n’ont pas fait de parties de cartes. Ils ont tous dormi, ce qui n’est pas dans leurs habitudes… »

On l’a dit et répété (voir les éditions précédentes), les Verts ont laissé leur cœur au milieu de la pelouse en Bretagne. Hier, pourtant, ils ont remis ça à l’entraînement, au cours d’une séance « d’une qualité exceptionnelle » selon les propres termes de Damien Ott, qui ne tarit pas d’éloges sur son équipe actuellement.

Ni « allègement » des séances d’entraînement, ni « rotations »

Même après un résultat positif, il est « hors de question de faire preuve de négligence et de suffisance » dans l’esprit de l’entraîneur des SRC. Le déplacement à Vauban ce week-end, pour le compte du 6 e tour de la Coupe de France, est « pris très au sérieux » par le technicien.

Le club colmarien a d’ailleurs dépêché Dominique Lihrmann au stade Émile-Stahl de Strasbourg, samedi en fin d’après-midi. Le directeur sportif a supervisé les “Pierrots”, qui ont concédé le partage des points devant Reipertswiller (1-1), en Division d’Honneur.

« Cela prouve que nous sommes conscients du danger, insiste Damien Ott. L’erreur consisterait précisément à ne pas se préparer comme il le faudrait. »

Quitte à tirer sur les organismes, le technicien a donc proscrit tout relâchement. Il le souligne lui-même : la perspective d’affronter Vauban – une formation qui évolue trois divisions en dessous des SRC – ne le conduira pas à « alléger » la charge de travail, ni même à procéder à « des rotations » dans son effectif.

« Si tu vois ça comme une corvée, tu as tout faux »

La configuration de la Coupe, qui induit l’entrée en lice rapide des clubs de National (dès le 5 e tour), n’en est pas moins de nature à interroger. Pourquoi, après tout, les équipes de troisième division – dont on vante sans cesse la professionnalisation – ne seraient-elles pas épargnées (comme celles de Ligue 2 et de Ligue 1) en intégrant l’épreuve plus tard ?

Damien Ott, lui, ne se pose pas la question en ces termes. « Passer du temps à ne rien faire, ce serait problématique, pointe le coach haut-rhinois. Il est important de se mettre dans l’esprit Coupe de France. Jouer ces matches, c’est mieux que d’être au repos. »

Persuadé que « le corps d’un sportif de haut niveau est programmé pour répéter les efforts » et que « son intérêt est de bien faire les choses », l’entraîneur des SRC invite ses joueurs à « prendre l’événement avec plaisir et envie ».

« Si tu vois ça comme une corvée, tu as tout faux, développe-t-il. Mentalement, on doit garder la volonté d’aller loin dans la compétition. Un parcours en Coupe est révélateur de l’esprit d’un groupe. Quand il dure, c’est que la cohésion est bonne. S’il s’arrête tôt en revanche, c’est qu’il y a un petit souci quelque part… »

Les Strasbourgeois de Vauban parviendront-ils, samedi, à semer le trouble chez les Verts ?

Une erreur s’est glissée dans l’article paru dimanche, intitulé « Comme si leur vie en dépendait… » : Brest n’évolue pas en Ligue 2 mais en Ligue 1.

par Amaury Prieur, publié le 24/10/2012

 

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Colmar se méfie de Vauban

cedric-liabeufExcellents à Vannes, Cédric Liabeuf et ses coéquipiers souhaitent prendre le match face à Vauban par le bon bout. Photo Philippe Le Brech

Favoris logiques de ce 6 e tour de Coupe de France après leur excellent début de championnat en National, c’est pourtant avec beaucoup d’humilité que les SR Colmar vont affronter Vauban, ce soir à 19 h au stade Émile Stahl. Damien Ott et ses hommes n’ont rien laissé au hasard.

En rentrant de Vannes, samedi dernier, Dominique Lihrmann est descendu en gare de Strasbourg alors que le reste de la délégation colmarienne poursuivait sa route vers Colmar.

Le directeur sportif des Verts a en effet été dépêché par Damien Ott pour aller superviser les Pierrots qui recevaient Reipertswiller (1-1) en Division d’honneur. « Il y a eu une opposition de style entre Vauban, qui est une équipe joueuse, et Reipertswiller où domine l’impact physique, note Lihrmann. Les Pierrots avaient sorti leur adversaire huit jours plus tôt en Coupe de France, et il y avait donc de la revanche dans l’air. Mais je pense que les Strasbourgeois avaient déjà le match contre Colmar dans un coin de la tête. »

Damien Ott a sans doute écouté le rapport de son directeur sportif, mais cela n’a pas changé grand-chose lors du travail de la semaine. « Comme toujours, on prépare ce match avec sérieux et rigueur, assure l’entraîneur des Verts. On n’a fait preuve ni de suffisance ni de négligence durant la semaine ».

Fidèle à ses principes, Damien Ott a décidé d’aligner sa meilleure équipe du moment et comme tout le monde est sur le pont, « on va se déplacer à Strasbourg avec les 16 mêmes joueurs qu’à Vannes. Ils se retrouveront demain matin (ce matin) pour un réveil musculaire. »« On a même travaillé les penalties », complète Michel Wurcker.

Évidemment, les Verts ne souhaitent pas arriver à cette conclusion. Pour Cédric Liabeuf, « il y a deux objectifs opposés. Eux voudront conserver le match nul le plus longtemps possible, ou même mieux, et tenter de nous contrer par la suite. Nous, on souhaite marquer le plus vite possible pour se mettre à l’abri. Le match peut devenir difficile si tu l’abordes à l’envers. »

Sortis par Schiltigheim, la saison dernière au même stade de la compétition, les Colmariens sont donc bien décidés à refaire un beau parcours en Coupe de France comme ils en avaient pris l’habitude.

Le problème, c’est que Dame Coupe n’a pas beaucoup de scrupules quand il s’agit de choisir son camp et tant pis si c’est celui du « petit ».

« Le club hiérarchiquement supérieur a bien sûr le rôle du « couillon » lors des premiers tours puisqu’il a tout à perdre, regrette Dominique Lihrmann. Mais c’est la loi du genre. Les Strasbourgeois ont réalisé une production correcte face à Reipertswiller, mais il est évident qu’elle sera supérieure contre nous. Il va falloir s’accrocher. »

Le directeur sportif des Verts est conscient que son équipe se présentera face à Vauban dans le rôle de favorite, ce qui n’a pas souvent été le cas par le passé. « Les anciens se souviennent que d’aller gagner à Vauban était un exploit. C’est pour cette raison qu’on reste humble car on sait ce que représente Vauban dans le football alsacien. »

L’équipe entraînée par l’ancien professionnel du Racing Strasbourg, Bruno Paterno, n’a plus le même lustre d’antan, mais il ne lui déplairait pas de refaire un coup en Coupe de France où elle n’a plus brillé depuis de nombreuses saisons.

Pour tenter de créer l’exploit, les Pierrots pourront notamment compter sur leur capitaine Patrice Heiligenstein qui a fait toute sa carrière sous les couleurs jaune et noire. « C’est un joueur exceptionnel, glisse Dominique Lihrmann, un milieu au pied gauche magique qui s’est reconverti en libero. » Son comportement face aux remuants attaquants des Verts, Wilfried Louisy-Daniel et Frédéric Marques, pourrait bien constituer une des clés de la rencontre.

Le groupe

Verger, Fedrigo ; Ekwé-Ebélé, M’Tir, Haaby, Varsovie, Bernardet, Mezriche, Grimm, Shaïek, Brahmia, Liabeuf, Wagner, Moukhlil, Marques, Louisy-Daniel.

le 27/10/2012 à 05:02 par Hubert Himburg

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Colmar évite le cauchemar

les-sauveursLes deux buteurs colmariens Benoît Haaby (à g.) et Farez Brahmia (au centre) ont été parmi les rares joueurs haut-rhinois à avoir surnagé hier soir à Vauban, selon Damien Ott. Photo Jean-Marc Loos

Pourtant en supériorité numérique dès la 21 e minute hier chez l’Honorable Vauban, les SRC ont dû attendre un but de Farez Brahmia dans les tout derniers instants pour faire respecter les trois divisions d’écart et arracher leur billet pour le 7 e tour de la Coupe de France (2-1).

Il est des silences plus explicites que tous les commentaires du monde. Hier soir, après la très pénible qualification des SR Colmar à Vauban pour le 7 e tour de la Coupe de France, Damien Ott ne s’est pas étendu sur la production des siens. L’entraîneur haut-rhinois l’a commentée de façon lapidaire, avec un sens de la concision qui trahissait son irritation. « On retiendra notre qualification. Je remercie les deux anciens (Cédric Liabeuf et Benoît Haaby) et Farez Brahmia. Ça en dit long sur la prestation des autres. »

Fermez le ban. Dans les rangs des Verts, staff et dirigeants s’accordent unanimement à penser que les partenaires d’un Haaby heureusement impeccable dans son rôle de chef de meute ont failli. Failli passer par la fenêtre en fait, alors que le début de partie avait pourtant esquissé un scénario presque idéal. L’ex-Colmarien Papa Ibou Kébé avait d’abord perdu son duel face à Fédrigo alors qu’il arrivait lancé comme une fusée plein axe (5 e). Puis son coéquipier Sébastien Wild n’avait pas su réfréner sa fougue et s’était fait expulser pour un tacle par derrière sur Moukhlil (21 e).

Un 7 e tour dans les îles ?

Bref, à 11 contre 10, les Haut-Rhinois avaient toutes les cartes en main pour valider leur billet face à des Pierrots qui émargent tout de même trois divisions plus bas. Mais comme souvent en pareil cas, les hommes de Bruno Paterno ont puisé en eux des ressources insoupçonnées. « Je les avais vus contre Reipertswiller la semaine dernière, ce n’était pas la même équipe », juge le directeur sportif des SRC Dominique Lihrmann.

À la 62 e, les Verts n’en pensent pas moins avoir fait le plus dur lorsque sur un coup franc de Liabeuf, leur capitaine Benoît Haaby place une tête croisée victorieuse dans le coin gauche du but de Meyer. Mais Vauban, certes dominé, est loin d’être assommé et résiste encore et toujours, à l’image de son gardien Gilles Meyer pas loin d’écœurer Farez Brahmia en trois occasions (23 e, 39 e et 66 e). Mieux même, à la 80 e, sur un corner repoussé plein axe par la défense colmarienne, le capitaine Patrice Heiligenstein tente une volée lointaine que Kébé, à la limite du hors-jeu, redresse d’une astucieuse talonnade pour « une égalisation incroyable » (dixit Paterno).

L’intenable Kébé est même à deux doigts de faire plier les joueurs de Damien Ott sur un exceptionnel enchaînement à la 86 e, malheureusement pour lui conclu par un pointu trop approximatif. « Ça aurait pu faire 2-1 pour eux », doit bien admettre l’entraîneur des gardiens haut-rhinois Michel Wurcker. Même Damien Ott y va de son compliment pour les Pierrots. « Dans un tel match, il faut toujours rendre hommage à l’adversaire qui, à 10, a signé une grosse prestation. Mais je préfère me concentrer sur nos propres insuffisances. »

Des insuffisances que Farez Brahmia va masquer d’un éclair à la 89 e. Sur un ballon écarté trop faiblement par la défense bas-rhinoise, l’ailier de poche libère d’une mine sous la transversale à la fois son équipe et la frustration emmagasinée au fil des incroyables parades de Meyer.

Les Verts, plutôt pâles jusque-là, reprennent in extremis des couleurs, mais, pas dupes de leur médiocrité du jour, aspirent à passer vite à autre chose. En l’occurrence la réception de Metz vendredi (20 h) en National. « Contre Reipertswiller, Vauban pensait peut-être déjà à nous et peut-être que, nous, aujourd’hui, pensions déjà à Metz », suppute « Doumé » Lihrmann. Si tel est le cas, les Lorrains peuvent s’attendre à passer un sale quart d’heure au Stadium.

Un 7 e tour exotique ? Les SR Colmar ont posé leur candidature pour se déplacer dans les DOM-TOM au 7 e tour. Ils pourraient ainsi être fixés dès ce mardi sur leur destination. « On préfère aller dans les îles qu’au stade de l’Ill », plaisante Dominique Lihrmann.

le 28/10/2012 à 04:05 par Stéphane Godin

Date de dernière mise à jour : 28/10/2012

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