Août - Septembre 2012

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« Pas de préparation diesel »

André Hermann : « Il faut travailler l’intensité, la vivacité et la vitesse d’entrée pour être prêt à gagner des duels d’emblée. » photo dna – Cathy KOHLER

Alors que certaines équipes misent sur une préparation physique à long terme, les SR Colmar ont montré leur forme physique dès la première journée de championnat, vendredi, à Amiens chez un gros bonnet de National.

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Ils sont tout sourire en attendant leur tour sur le dernier exercice physique de la matinée. Mais quand il s’agit de produire l’effort, les mines sont plutôt grimaçantes. Et pas question d’user de stratagèmes pour réduire l’intensité. André Hermann alias « Dédé » voit tout. « Non pas comme ça, sans élan ! », crie le préparateur physique au passage d’un de ses joueurs.

André Hermann : « J’ai changé ma façon de travailler »

« Ce matin (hier), c’était un travail mixte entre intermittence et explosivité. Dans un match, les joueurs doivent se montrer explosifs pendant 90 minutes, explique André Hermann. Une préparation diesel ne m’intéresse pas. Je ne veux pas de marathoniens. À la fin d’une rencontre, si un joueur vient me dire qu’il peut encore jouer 30 minutes et que sur le terrain il n’a pas touché un seul ballon, cela ne me sert à rien ! »

André Hermann tient les rênes de la préparation physique colmarienne depuis 2006. « Mais j’ai changé ma façon de travailler depuis, souffle-t-il. Au début, elle était tout ce qu’il y a de plus classique et puis je me suis rendu compte de l’exigence du football. »

Le changement est intervenu il y a quatre ans, à l’arrivée de Damien Ott, l’actuel entraîneur des Verts. « Il faut travailler d’entrée l’intensité, la vivacité et la vitesse pour être prêt à gagner des duels d’emblée. »

Le physique, c’est en quelque sorte la marque de fabrique des Verts. « Nous avons besoin de générosité pour exprimer notre jeu, explique André Hermann. Il faut alors que tous les joueurs soient dans une forme optimale pour que chacun puisse s’exprimer à travers le collectif. »

Vendredi soir, les Colmariens étaient donc prêts pour leur premier duel de la saison, à Amiens, un gros bonnet du National. « Le premier match est toujours très important. Il nous a rassurés sur notre préparation. À Amiens, nous avons fait le jeu, nous sommes allés les chercher. Nous avons ensuite connu un passage à vide qui n’en était pas vraiment un puisque c’est parti d’eux. Ils ont repris l’ascendant. Mais nous avons bien terminé la rencontre. »

Colmar est revenu avec le point du match nul. « Faire un bon résultat d’emblée est important, explique André Hermann. Cela t’aide à te sentir bien dans la tête. Après, la tête prend le relais du corps quand cela devient trop difficile. Les bons résultats t’aident à supporter la fatigue. Bon nombre d’équipes ambitieuses commencent avec des résultats moyens. Elles ont du mal à prendre le train en marche ensuite. D’où l’importance de ne pas avoir une préparation diesel. »

À Colmar, il n’y a jamais vraiment de grosse interruption physique. Quinze jours tout au plus. Avant la trêve estivale, chaque joueur repart avec un programme d’entraînement personnalisé. « On prend leur poids et leur masse grasse avant qu’ils partent en vacances et à leur retour, on vérifie, explique André Hermann. Ils se coupent psychologiquement mais à la rentrée, ils n’ont pas bougé. On reprend toutes ces données-là, cela leur met aussi un peu la pression. Mais au moins, ils sont prêts à attaquer la saison. »

La préparation physique « made in Colmar » a tendance à surprendre les nouveaux. « On en a discuté avec certains, lance André Hermann en souriant. Le National, c’est un autre niveau, c’est une bataille de tous les instants qui exige un gros travail. »

Un travail auquel adhèrent les joueurs et dans la bonne humeur, qui plus est. « Nos exercices, nous ne les sortons pas des bouquins, souligne André Hermann. Avec Damien, nous en inventons beaucoup en fonction des déficits que l’on constate. » Et pour tenir la longueur, le mot d’ordre chez les Verts, ce sera la récupération. « Petit à petit, à mesure qu’avancera la saison, nous individualiserons les exercices. C’est déjà le cas, par exemple avec Loïc Meyer qui revient de blessure et qui a réintégré le groupe ce matin. »

Ce soir (17h30-19h30) : permanence au Stadium de Colmar pour retirer les abonnements.

par Émilie Jafrate, publié le 08/08/2012

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La nouvelle tribune sera-t-elle à la hauteur ?

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C’est à cet endroit que sera construite la nouvelle tribune au ras du sol. Les suppporteurs verront-ils le match derrière ce grillage et les panneaux publicitaires ?Photo Jean François Frey

Les SR Colmar auraient souhaité que la future tribune de 760 places du Stadium soit surélevée. Plus possible pour la mairie.

Une nouvelle tribune de 760 places a été validée par la mairie pour accueillir davantage de supporteurs au Stadium. Cette dernière devrait être exploitable fin novembre du côté est du stade. Le marché a été attribué à l’entreprise Husson d’Orbey. Selon nos sources, le club de football colmarien, après avoir découvert le projet final, aurait souhaité que la tribune soit surélevée afin que tous les spectateurs, surtout ceux des premiers rangs, puissent avoir une meilleure visibilité en surplombant le terrain. De fait, le projet validé ne semble pas avoir pris en compte la main courante et le grillage qui entourent le terrain et risquent de gêner les spectateurs.

Pour le maire de Colmar Gilbert Meyer, « il n’y pas de plan B possible ». Il a d’ailleurs écrit au président des SRC, Christophe Gryczka, actuellement en vacances, pour lui expliquer la situation. Modifier le projet aurait plusieurs conséquences. En effet, le marché a été notifié à Husson. Si des changements devaient avoir lieu, l’entreprise serait en droit de demander de nouvelles indemnités. « Mais il faudrait reprendre tout le projet à zéro. Demander un nouveau permis de construire. Lancer de nouvelles consultations. Surélever, c’est aussi revoir le projet d’accessibilité handicapé », souligne Gibert Meyer.

Le maire de Colmar, joint hier par téléphone, se dit aussi surpris de cette demande de modification du projet. « Nous avions étudié le projet en consultant les SRC. Par rapport à leur souhait et au budget, 310 000 €, un projet avait été validé », dit Gilbert Meyer.

Pour la mairie, un nouveau projet repousserait une mise en service à la saison 2013-2014.

Selon nos sources, les SRC se sont retrouvés devant le fait accompli et auraient rapidement évoqué le rehaussement de la tribune. Sachant que leur projet visait également une capacité plus proche des 1 000 places.

le 24/08/2012 à 05:00 par Patrice Barrère

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«On joue comme on s’entraîne»

À l’entraînement comme en match, Wilfried Louisy-Daniel et ses partenaires ne ménagent pas leur peine, en ce début de saison. Photo DNA – Julien Kauffmann

a-l-entrainement.jpgSous les yeux de leur coéquipier Loïc Meyer – ménagé hier matin –, les joueurs colmariens ont livré une séance d’entraînement intense, dans l’optique de la rencontre face au Red Star programmée vendredi au Stadium.

ENGAGEMENT. – Damien Ott a apprécié la débauche d’énergie affichée par ses joueurs hier matin à l’entraînement, moins de trois jours après leur retour de Vendée (victoire 2-1 au Poiré-sur-Vie). Impulsions, courses, appuis, explosivité… Les Colmariens n’ont pas compté leurs efforts, sous le regard du défenseur Loïc Meyer, laissé au repos pour ménager son genou opéré le 16 mai dernier.

« J’ai assisté à une séance bien animée, se félicite le coach des SRC. La cohésion est bonne, à nous de conserver cette dynamique. De toute façon, on joue comme on s’entraîne. »

Plusieurs oppositions à six contre six (cinq joueurs de champ et un gardien par équipe) ont permis de réaliser un travail spécifique sur le pressing et la transmission du ballon dans de petits espaces.

TALENT. – Auteur de deux des quatre buts inscrits par les SR Colmar depuis le coup d’envoi de la saison (le premier à Amiens, le second au Poiré-sur-Vie), Frédéric Marques deviendra peut-être, dans un avenir proche, l’un des chouchous du public colmarien.

Arrivé à l’intersaison en provenance de Créteil, l’attaquant mosellan respire la facilité. Son but après une succession de passements de jambes, ce mardi à l’entraînement, n’a fait que renforcer cette impression : le renfort offensif des SRC est en grande forme.

Horizon 2015 pour le Red Star

RED STAR. – Un succès, un nul et deux défaites : le Red Star présente un bilan mitigé, après quatre journées de championnat.

Le mythique club de la banlieue parisienne – créé en… 1897 et vainqueur de cinq Coupes de France (1921 à 1923, 1928, 1942) – vient de perdre, sur sa pelouse, le duel des promus en National face à Bourg-Péronnas (0-1).

Le Red Star, qui se targue – entre autres – d’avoir contribué à l’éclosion de deux internationaux français en activité (Lassana Diarra et Abou Diaby), s’est fixé pour objectif de « retrouver le statut professionnel d’ici à 2015 ».

DÉPLACEMENT. – L’accumulation des longs déplacements n’est pas de nature à décourager les supporters les plus acharnés. Huit fans des SR Colmar ont assisté samedi à la rencontre des hommes de Damien Ott au Poiré-sur-Vie.

À peine rentrée de Vendée, la jeune Audrey Wertheimer (20 ans) planche déjà sur un très probable voyage à Rouen, le vendredi 7 septembre, à l’occasion de la prochaine rencontre à l’extérieur des Colmariens. Les personnes intéressées par le périple peuvent contacter l’organisatrice ( ✆ 06 33 60 52 89) ou son père, Jacques Wertheimer ( ✆ 06 80 25 36 80).

par Am.P., publié le 29/08/2012

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La défense tient le choc

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Le capitaine Benoît Haaby (en vert), le gardien Jean-François Verger (à gauche), et la défense colmarienne sont la bonne surprise de ce début de championnat. Photo Thierry Gachon

Tenus en échec par le Red Star vendredi au Stadium (0-0), les Colmariens occupent toujours une place dans les dix premiers du National. Si les Verts peinent en attaque, leur défense, en revanche, semble tenir la route. Une bonne sortie à Rouen ce week-end pourrait encore donner plus de certitudes.

Les suspensions vont-elles pénaliser les SRC ?

C’est l’avenir qui le dira. Mais il est vrai que ce sera la défense des Colmariens qui sera la plus pénalisée puisque l’entraîneur des Verts, Damien Ott, devra se passer des services de Vincent Bernardet, expulsé vendredi soir lors de la réception du Red Star (0-0), pour deux ou trois matches, et de Jude Varsovie, qui a reçu son troisième carton jaune, contre le Paris FC dans un premier temps. « On prend trop de cartons et le plus dur, c’est l’expulsion », soulignait à juste titre Benoît Haaby dès la fin de la rencontre face aux Franciliens. Mais l’équipe n’a pas pris de but, ça commence à être une force. »

Après cinq matches et seulement trois buts encaissés, les Colmariens ont en effet la deuxième défense du National en compagnie de Rouen. Si Benoît Haaby et ses hommes parviennent à la conserver, ce vendredi après leur déplacement en Normandie, c’est qu’ils auront réalisé une belle performance.

Comment remplacer les joueurs exclus ?

N’importe quel entraîneur ne se prive pas de bon cœur d’un de ses joueurs cadres, qu’il soit blessé ou suspendu. Durant les saisons précédentes, Damien Ott a toujours su trouver les bonnes solutions pour combler les absences de Grimm, Haaby, Liabeuf ou Meyer, entre autres. En formant son groupe durant l’intersaison, Ott a semble-t-il tout prévu. Ainsi, pour remplacer Varsovie, Loïc Meyer, qui a joué en équipe réserve samedi contre Thaon (1-1), est susceptible de réintégrer le groupe, ou Jérémy Grimm peut reculer d’un cran comme il l’a fait à maintes reprises. Dans le couloir gauche, Manfred Ekwé-Ebélé est capable de faire quelques piges à la place de Bernardet sachant que Malik M’Tir est parfaitement opérationnel à droite.

L’attaque est-elle au niveau de la défense ?

Si on regarde les chiffres, le secteur offensif des Colmariens est effectivement un peu en retrait. Les SRC, avec seulement quatre buts marqués en cinq rencontres, ne figurent qu’en 13 e position du groupe en compagnie de Luzenac et Uzès, mais devant Bourg-Péronnas, Le Poiré, le Red Star, Bastia et Carquefou. Faut-il s’en inquiéter ? Visiblement non, puisque, vendredi soir, il n’a manqué qu’un poil d’efficacité aux attaquants colmariens.

Même s’ils n’ont pas marqué, Louisy-Daniel, qui n’a toutefois pas encore débloqué son compteur but, et ses coéquipiers sont montés en puissance face au Red Star, en se procurant au moins six occasions nettes. Pratiquement autant que lors des précédents matches. Et quand on voit le travail défensif auquel s’astreignent Moukhlil, Louisy-Daniel ou encore Liabeuf, on peut imaginer que l’équilibre voulu par Damien Ott est trouvé.

le 03/09/2012 à 05:03 par Hubert Himburg

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Dufrennes et Touré supporters des Verts

youssouf-toure-4.jpgYoussouf Touré, qui portait le maillot colmarien il y a quelques mois encore avant de filer sous le soleil de Corse et de rejoindre le Gazélec Ajaccio (Ligue 2), est resté un fervent supporter des Verts. Le week-end passé, il s’est fendu d’un petit texto d’encouragement à Damien Ott. Et dans dix jours, il se déplacera à Bastia pour suivre la prestation de ses ex-coéquipiers. Archives Thierry Gachon

Le début de saison des Colmariens est en train de marquer les esprits. Désormais quatrième du National, après sa superbe victoire à Rouen, la formation de Damien Ott est l’objet de pas mal d’attentions. Même les anciens Verts s’y intéressent.

« Comme j’habite à l’ouest de Paris, je ne suis qu’à une heure de Rouen. Je suis donc venu voir les copains, normal ! » Franck Dufrennes a visiblement gardé un excellent souvenir de son passage à Colmar. L’attaquant, qui a signé avec la réserve du Paris SG durant l’intersaison, n’a pas hésité à faire le déplacement entre Paris et Rouen, vendredi soir en compagnie de son amie, avant de se rendre à Lyon, dès le lendemain, pour y disputer un match de championnat de CFA (Ndlr : les Parisiens ont perdu 4-3 face à la réserve de l’OL). À la sortie des vestiaires, après le succès de son ancienne équipe, « Francky » était en grande discussion avec Loïc Meyer et Abdel Moukhlil. « Ce qu’ils font depuis le début du championnat est impressionnant », remarque-t-il sans regrets. Plus tard dans la soirée, invité par le staff des Verts, Dufrennes a partagé le repas avec ses ex-coéquipiers dans un restaurant de Rouen où l’ambiance était évidemment à la fête.

Youssouf Touré, quant à lui, s’est fendu d’un texto d’encouragements à Damien Ott, pour le féliciter des excellents résultats. Le nouvel avant-centre du Gazélec Ajaccio a promis à son ancien entraîneur qu’il serait à Bastia, le mardi 18 septembre, pour assister au match des Colmariens face au CA Bastia.

Ott - Ollé-Nicolle : 2-0. C’est un match que seul Damien Ott connaît. « Je pense qu’il ne s’en souvient pas. Il ne m’a sans doute même pas reconnu. Pourtant, c’est la deuxième fois que je le bats. » Après la victoire de son équipe face à Rouen, entraîné par Didier Ollé-Nicolle, le coach des Verts s’est rappelé qu’il avait déjà rencontré l’ex-entraîneur de Nice, Nîmes ou encore Clermont. « C’était au début des années 2000 à l’époque où il entraînait Valenciennes alors en CFA. Moi, j’étais entraîneur au FCM, observe le coach des SRC. Nous avions gagné 1-0 au stade Nungesser. » Il reste qu‘Ollé-Nicolle a fait remonter les Nordistes en National et qu’ils ont ensuite poursuivi leur ascension avec notamment Daniel Leclerc puis Antoine Kombouaré aux commandes.

Entraînements à Ingersheim. Avant de se déplacer à Bastia, les Colmariens ont obtenu l’autorisation des élus d’Ingersheim de s’entraîner sur le terrain en synthétique de la Schutzenmatte. « Face au CA Bastia, nous allons jouer sur cette même surface, explique le préparateur physique Dédé Hermann. Nos trois entraînements à Ingersheim vont donc permettre aux joueurs de prendre leurs repères. »

Entraînement (bis). Partis de Colmar jeudi en fin de matinée, les Colmariens se sont entraînés à Rouen dans la soirée. Le club normand avait mis à disposition l’un de ses nombreux terrains. « Il n’y a eu aucun problème, souligne le vice-président des SRC Jean-Louis Jaegli. Les dirigeants ont répondu favorablement à notre demande, contrairement à ceux du FC Nantes qui n’avaient pas donné suite à la même demande lors de notre déplacement au Poiré-sur-Vie. » Dans les deux cas, les Verts ont finalement gagné.

Chevilles. Adam Shaïek, encore excellent à Rouen, a souffert face à M’Boup qui lui rendait une trentaine de centimètres. Le milieu des Verts s’en est pourtant bien sorti tandis que son adversaire n’a pas terminé le match. Il reste que Shaïek boitait bas, samedi matin, lors du retour en train. « J’ai pris un coup à la cheville et j’ai des difficultés à poser ma jambe. » Salim Mezriche, dont une cheville est également fragilisée, a lui aussi rendu une très bonne copie. « Ça a été dur sur la fin du match, mais c’était le lot de tout le monde. Cette rencontre a nécessité beaucoup de sacrifices dans toutes les zones du terrain. »

le 10/09/2012 à 05:07 par Hubert Himburg

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Christophe Gryczka : « Pas illogique qu’on vienne en aide au Racing »

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Le président des SR Colmar Christophe Gryczka ne tient pas à polémiquer. Archives H.K

Dans les faits, lui aussi aurait pu se sentir lésé et exprimer son incompréhension, à l’instar de son homologue du FC Mulhouse Alain Dreyfus (voir nos éditions d’hier), à propos des subventions accordées par le Conseil régional aux principaux clubs de football régionaux. Et pour cause : alors qu’il évolue pourtant un niveau au-dessus du Racing Strasbourg au sein de la hiérarchie, le club des SR Colmar, actuel 4 e du National, devrait en principe encaisser un chèque deux fois moins élevé (Ndlr : une enveloppe de 600 000 euros annuels pendant trois ans va être octroyée au club strasbourgeois, alors qu’une somme de 300 000 euros pour la saison en cours a été évoquée par le président de la Région Alsace Philippe Richert en faveur des SRC).

Pourtant, le nouveau président colmarien Christophe Gryczka a semble-t-il décidé de prendre tout cela avec philosophie et même de se montrer compréhensif. « Selon moi, il n’est pas illogique que l’on vienne en aide au Racing Strasbourg et c’est bien pour cela qu’on ne criera pas au scandale, explique-t-il. À partir du moment où toutes les dispositions ont été prises au sein du RCSA pour que les erreurs du passé ne soient plus répétées, je peux comprendre qu’on vienne en aide à un club qui reste une place forte du football français et qui a un potentiel exceptionnel. Quand je vois qu’ils jouent devant 9000 spectateurs en CFA… Bref, ce n’est pas parce que le Racing va toucher 600 000 euros que je vais demander la même chose. »

Il faut dire que contrairement à M. Dreyfus, le président colmarien peut tout de même se satisfaire de voir la subvention accordée à son club multipliée par trois. « Il est vrai que nous avions 90 000 euros la saison passée et que l’on nous parle aujourd’hui d’une aide à hauteur de 300 000 euros (Ndlr : ce montant a été annoncé par Philippe Richert lors d’une réunion publique, mais n’a pas encore été acté) . Ça prouve quand même que l’on prend en considération notre progression, notre travail et notre ambition de rejoindre la Ligue 2 un jour prochain. Maintenant, nous attendons aussi que tout cela soit officiel. Car si nous ne touchions finalement que 100 000 euros, ça nous poserait évidemment un problème. »

Christophe Gryczka s’est par ailleurs refusé à commenter la position du président du FC Mulhouse, mécontent de toucher 30 fois moins de subventions que le Racing alors que les deux clubs évoluent en CFA : « Très honnêtement, chacun défend ses intérêts. Chaque cas est particulier. Sur ce sujet, je préfère ne rien dire. »

le 13/09/2012 à 05:01 par P.C.

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SRC : soir de premières

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Tout réussit aux Colmariens et à leur capitaine d’un soir, Salim Mezriche, à droite, auteur de son troisième but d’affilée en trois matches à Bastia. Louisy-Daniel, Shaïek, Ekwé-Ebélé et Brahmia peuvent sourire. Photo PQR – Nice Matin – Gérard Baldocchini

Les Colmariens ont dû attendre leur troisième saison au troisième niveau du championnat de France pour aller s’imposer sur l’Île de Beauté. Leur victoire face au CA Bastia, mardi dernier, leur a également permis de monter pour la première fois de leur histoire, sur le podium du National.

 « C’est évidemment un immense bonheur d’être pour la première fois sur le podium mais, au-delà du résultat purement sportif, ce qui fait le plus plaisir c’est que cela résulte aussi d’une harmonie au sein du club et d’un état d’esprit qui se diffuse entre la direction du club, le staff et les joueurs. » Dominique Lihrmann savoure cette place sur le podium. Le directeur sportif des Verts ne cache cependant pas « qu’il ne faut pas enlever quoi que ce soit au mérite qui revient aux joueurs. Ils ont réussi là ou personne n’a gagné depuis le mois de mars 2011 et où en aura d’autres qui vont trébucher. »

« La seule loi était la loi du terrain »

Le directeur sportif des Verts, qui ne cache pas « adorer la Corse », était de toutes les expéditions sur l’Île de Beauté. Marqué par les défaites à Furiani et Ange Casanova à Ajaccio lors des deux précédentes saisons, Doumé apprécie d’autant plus la première victoire obtenue en Corse : « L’accueil entre Furiani et le stade Erbajolo, où nous avons joué mardi soir, était différent, mais ce n’est pas anodin de gagner en Corse. Comme d’ailleurs au Poiré-sur-Vie ou à Rouen. Mardi, la seule loi était la loi du terrain et la meilleure équipe l’a emporté. Malgré tout, ça reste un déplacement en Corse avec tout ce que cela comporte. On savoure ce succès car il faut avoir du caractère pour s’imposer là-bas. Et notre équipe en a. Elle a eu du mérite de gagner, mais il lui en a fallu encore plus, quatre jours plus tôt face au Paris FC, pour rester maîtresse d’elle quand l’arbitre a sifflé un peu n’importe quoi. »

Le brassard à Mezriche

Toujours dans le domaine des premières, les SR Colmar ont débuté pour la première fois à Bastia sans Haaby, suspendu, ni Liabeuf, préservé par Damien Ott. « C’est un signe que le groupe a progressé quantitativement et qualitativement, se réjouit Lihrmann. Cela prouve que des pièces indispensables il y a un an et demi sont ponctuellement remplaçables et que les autres joueurs ont progressé à leur contact. Mais il est évident que sur la durée, sans les deux, on serait moins compétitifs. Quand tu gagnes tout de même sans eux, ce n’est pas anodin, c’est synonyme de progression. »

En l’absence du capitaine et du vice-capitaine au coup d’envoi, Damien Ott a confié le brassard de capitaine à Salim Mezriche dont c’était également la première. « Le choix d’un capitaine n’est pas anodin, poursuit le directeur sportif des Verts. On en a eu la preuve en équipe de France il n’y a pas si longtemps. Si Salim a eu l’honneur de porter le brassard, c’est parce que c’est un homme à suivre, loué pour ses valeurs humaines, qui doivent être privilégiées dans un groupe qui veut être performant, généreux dans l’effort et toujours au service du groupe. Un groupe, c’est un tout. Une équipe, c’est un assemblage de complémentarités et pas seulement la juxtaposition de techniciens. Salim symbolise aussi la progression du joueur qui a grandi avec cette équipe et avec le staff. Et tout le club avec eux. »

« Elle nous éloigne des six places à éviter »

Si le voyage en Corse a été marqué par plusieurs « premières », ce n’est cependant pas la première fois que les SR Colmar ont la Ligue 2 dans le viseur. On se souvient qu’avant la venue de Quevilly, la saison dernière, les Colmariens n’étaient pas trop loin du podium et que les discussions allaient alors bon train dans la perspective de l’accession. « Notre position nous réjouit évidemment, assure Dominique Lihrmann, et ça conforte les joueurs dans leur façon de faire. C’est important. Nous retenons de notre victoire à Bastia qu’elle nous éloigne un peu plus des six places à éviter en fin de saison. Mais nous gardons tous les pieds sur terre et nous relativisons. Aujourd’hui, je ne peux pas dire de tête à combien de points nous sommes de Metz, mais je sais que nous n’avons que neuf points d’avance sur le premier relégable qui est le CA Bastia. Il faut se dire que si nous avions perdu en Corse, les Bastiais ne seraient qu’à trois points de nous. Voilà pourquoi les gens du terrain savent que l’équilibre est fragile. On a la réussite avec nous, mais cela peut se retourner contre nous. Aujourd’hui, il y a beaucoup de bonheur et de joie, alors profitons-en ».

Pour que ces premières ne soient pas les dernières.

le 21/09/2012 à 05:01 par Hubert Himburg

 

 

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Les SRC lésés face au chouchou strasbourgeois ?

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À Ittenheim cet été, un match opposant les frères ennemis… Archive Jean-François Frey

Lors du conseil municipal lundi soir, il a notamment été question de foot, d’injustice et de chouchou.

Dans le cadre de la discussion autour des subventions aux clubs sportifs (voir ci-contre) est sortie la vieille jalousie colmarienne à l’endroit de sa « grande sœur » strasbourgeoise… Les « begser » comme les premiers désignent les seconds avec une pointe de commisération…

C’est Frédéric Hilbert, le Vert, qui est monté au créneau pour suggérer d’aider les SRC football à obtenir une meilleure subvention de la Région. « Les SRC sont mieux classés que le Racing club de Strasbourg, qui touche 1,8 million de la Région. » « Excellente remarque ! », a renchéri l’adjoint aux sports Maurice Brugger.

Le sujet a enflammé ces messieurs colmariens. Yves Hemedinger a indiqué que les SRC avaient été reçus par le président Philippe Richert il y a quelques semaines. « Les deux clubs seront désormais placés sur un plan d’égalité ». Et de préciser que le chiffre d’1,8 million était faux. « C’est 600 000, dont 400 000 pour la formation ». En fait, le 1,8 M est juste car la Région s’est engagée pour trois ans auprès des Strasbourgeois ; 600 000, c’est par an. L’an dernier, elle n’avait rien donné au Racing ; là elle vient de s’engager avec cette aide exceptionnelle pour que non pas Strasbourg, mais l’Alsace, via les Strasbourgeois, retrouve vite le niveau professionnel. Les Colmariens diront peut-être que la collectivité aurait pu parier sur les Verts… Quoi qu’il en soit, depuis, les autres clubs râlent, se sentant un peu lésés.

Supporteurs râleurs

Pourtant, pour éviter les mécontentements, la Région a augmenté les aides à ces autres clubs. Les SRC, par exemple, sont passés déjà de 45 000 à 90 000 € ; et l’aide va encore augmenter cette saison. Gilbert Meyer a expliqué avoir reçu le matin même un courrier du président Richert : « La nouvelle subvention de la Région pour les SRC sera autour de 180 000 €. Je veux être positif, elle est multipliée par deux ».

M e Grunewald, à qui on ne l’a fait pas, rappelle une pratique vieille comme le football : « On sait bien qu’on passe par les centres de formation pour donner plus d’argent aux clubs »… Certes.

L’anti-Racing est monté d’un cran par la voix de Maurice Brugger qui a assuré que ce centre de formation tiendra encore jusqu’à la fin de la saison, mais que si le Racing ne montait pas à la fin de la saison, il perdrait le label nécessaire pour avoir un centre de formation. Et toc… sauf que ce n’est pas tout à fait ça. Le Racing a déjà perdu le label au moment de la liquidation judiciaire en août 2011. Plus de label fédéral puisque les joueurs ne sont plus professionnels. Mais ils continuent de former des jeunes… pas seulement des Strasbourgeois faut-il le préciser ? L’idée est de tenir, de ne pas fermer le centre jusqu’au retour du club à des heures plus glorieuses.

Comme d’habitude, les supporters sont plus énervés que les intéressés. Le 13 septembre dernier, dans nos colonnes, le nouveau président des SRC Christophe Gryczka était plus philosophe. Pour lui rien de scandaleux et tout de très logique dans cette affaire.

le 26/09/2012 à 05:00 par Annick Woehl

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Date de dernière mise à jour : 28/09/2012