Février 2013

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La preuve par neuf ?

christophe-gryczkaChristophe Gryczka était en grande discussion avec Albert Gemmrich, vendredi soir au Stadium, lors du match entre les SR Colmar et Le Poiré-sur-Vie. Le président des Verts et celui de la LAFA ont-ils évoqué le rendez-vous à Paris ? Photo Thierry Gachon

Après les trois points enregistrés vendredi face au Poiré-sur-Vie, les SR Colmar ont l’occasion d’en prendre six supplémentaires cette semaine. Mardi devant la DNCG, s’ils récupèrent les trois supprimés en novembre, et samedi au stade Bauer, s’ils parviennent à battre le Red Star.

Depuis vendredi soir et leur victoire sur Le Poiré-sur-Vie, les SR Colmar sont virtuellement sur le podium. En récupérant les trois points devant la DNCG (voir encadré), et en comptant sur un succès lors d’un de leurs deux matches en retard, les Verts devanceraient ainsi les Vendéens et se rapprocheraient même des Messins, dauphins de Créteil.

Mais ce ne sont évidemment que des suppositions que Damien Ott balaie d’un revers de bras. « Ce que je constate, c’est que nous nous rapprochons du seuil à atteindre (N.D.L.R. : environ 45 points) pour assurer notre maintien, c’est ce qui m’intéresse. Il reste que la semaine peut être importante pour le club et je fais confiance à nos dirigeants. »

ACCESSION. Les entraîneurs du National préfèrent ne pas trop s’avancer. À l’instar de Damien Ott, qui n’évoque jamais, en public, autre chose que « le maintien en progressant », Oswald Tanchot est sur la même longueur d’onde, quand on lui a parlé, vendredi soir, du revers de son équipe face à un concurrent direct. « On n’est pas dans une logique d’accession », tempère l’entraîneur du Poiré-sur-Vie qui vient pourtant d’engager Steve Haguy, un attaquant âgé de 31 ans, notamment passé par Cherbourg, Vannes, Laval et Nîmes qui apportera son expérience de la Ligue 2. De source vendéenne, le club, dont le terrain n’est pas homologué pour le L2, fait d’ores et déjà des démarches pour trouver un nouveau stade et il envisage même de le construire en modulaires.

SUSPENSION. Sous le coup d’un match de suspension avec sursis, après son expulsion face à Uzès, Jérémy Grimm, qui a pris un carton jaune contre Le Poiré-su-Vie, devrait être suspendu pour la prochaine rencontre des Verts au Stadium, le 15 février face à Rouen. Il devrait donc être du déplacement, samedi prochain au Red Star.

PUBLIC. On ne sait pas si c’est le fait que leur équipe mène au score, toujours est-il que les supporters des Verts ont donné de la voix, vendredi soir à l’occasion de la victoire de leur équipe sur Le Poiré. Damien Ott, qui avait fait une sortie controversée à la fin du match contre Fréjus, s’en est rendu compte. « J’étais négatif avec le public lors du dernier match, ce soir je tiens à le féliciter. Parfois, je dis des choses maladroites, mais il faut aussi remercier les supporters quand il y a de bonnes choses ».

le 04/02/2013 à 05:04 par H.H.

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L’autre match

le-president-gryczkaLe président Gryczka se dit confiant avant de partir pour Paris. Photo DNA – Laurent Habersetzer

Trois jours après le courageux succès obtenu aux dépens du Poiré au Stadium (1-0), les SR Colmar s’apprêtent à mener une autre bataille, sur le terrain administratif, demain à Paris, devant la commission d’appel de la DNCG (*). En jeu, trois points – retirés au club alsacien en première instance – qui pourraient changer la donne en fin de saison.

LA JOIE DANS LES VESTIAIRES colmariens, vendredi soir, était à la hauteur des espoirs que les joueurs avaient placés dans la rencontre face au Poiré-sur-Vie, un concurrent direct dans le haut de tableau du National.

Sur la pelouse du Stadium, les coéquipiers de Jean-François Verger se sont « dépouillés » pour aller glaner leur première victoire de l’année 2013. « On a retrouvé le vrai visage des SRC, a apprécié le président Christophe Gryczka, même si physiquement on était encore un peu juste. »

« Prendre six points en quelques jours, ce serait merveilleux »

Si les « onze guerriers », dixit le buteur Salim Mezriche, étaient tout à leur bonheur à l’issue de la rencontre, du côté du staff, on avait déjà en tête l’autre bataille à mener en dehors de la pelouse, dans les bureaux de la Fédération Française de Football (FFF). Personne n’a oublié au sein du club que la DNCG a sanctionné d’un retrait de trois points les SRC pour un dépassement de la masse salariale de l’ordre de 80 000 euros durant la saison 2011-2012 (voir DNA du 22/10/2012).

Une décision contre laquelle les dirigeants ont fait immédiatement appel, estimant avoir présenté un budget à l’équilibre en dépit des nombreuses primes versées pour récompenser le beau parcours de l’équipe fanion et de la réserve, promue en CFA2.

Heureux d’avoir pu relâcher la pression après trois semaines tendues, à la suite du revers concédé contre Fréjus-Saint-Raphaël (0-1), Damien Ott se focalisait déjà, dans les couloirs du Stadium, sur le match administratif promis au club haut-rhinois devant la commission d’appel de la DNCG. « On a pris trois points contre le Poiré et je fais entièrement confiance au président et à Jean-Louis Jaegli (vice-président) pour en récupérer trois autres, a précisé l’entraîneur des SR Colmar. Prendre six points en quelques jours, ce serait merveilleux. » Et cela permettrait à Colmar d’être en embuscade, à deux points du podium avec un match en moins au compteur.

Pour ne pas revivre la même désillusion, les dirigeants colmariens ont bien préparé leur entrevue, prévue demain à 11h à Paris. Le président Christophe Gryczka, les vice-présidents Jean-Louis Jaegli et Gilbert Meyer ainsi que le commissaire aux comptes composeront la délégation alsacienne qui n’envisage pas de rentrer bredouille de son déplacement, une bonne habitude cette saison chez les SRC.

« Le dossier est bouclé, je suis confiant, assure celui qui a pris la succession de Roland Hunsinger cet été. Pour moi, la situation est claire. On espère qu’elle le sera aussi pour la DNCG. »

Une chose est sûre, la décision qui sera rendue par l’instance indépendante pèsera lourd, dans un sens comme dans l’autre. Dans un championnat indécis, si on excepte le cavalier seul de Créteil, la saison pourrait se jouer à quelques points près.

« Les favoris du début de saison, Amiens et Vannes, reviennent fort. Je pense qu’il y aura six équipes à la lutte pour les deuxième et troisième places, indique Christophe Gryczka. Nous sommes capables de battre n’importe quelle équipe, d’aller jusqu’au bout. » Et de faire changer d’avis la DNCG ? Si tel n’était pas le cas, d’autres recours seraient envisagés pour lever la sanction.

(*) Direction Nationale du Contrôle de gestion

par J-T.W, publié le 04/02/2013

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Les Verts sont passés au feu

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Les SR Colmar en compagnie des soldats du feu colmarien à la fin d’une sympathique rencontre. DR

• Raquettes. Pour compenser une sortie en raquettes, annulée en raison des conditions météorologiques, le staff des SR Colmar avait mis sur pied un tournoi avec d’autres raquettes, de badminton, celles-là. Un tournoi particulièrement acharné au cours duquel Verger, Meyer, mais aussi M’Tir, Fedrigo et Grimm, se sont illustrés. Les coaches Damien Ott et Doumé Lihrmann ont, il faut le souligner, rivalisé avec les meilleurs.

• Vœux. La fin de l’entraînement des Verts s’est soldée par une sympathique rencontre avec les pompiers colmariens (notre photo) qui s’est soldée par une anecdotique victoire des footballeurs. Les Sapeurs, et cela sans reproche, malgré leur défaite, ont souhaité aux Verts « que cette première victoire en 2013, fut-elle symbolique, en appelle d’autres… » C’est fait !

• Division d’honneur. Les entraîneurs et les présidents des clubs qui évoluent en division d’honneur étaient les invités de la Ligue d’Alsace, vendredi au Stadium à l’occasion de leur réunion bisannuelle. Ils ont également assisté à la rencontre des SR Colmar, avant de prendre un repas en commun.

• Retour. Parmi les entraîneurs présents, on a remarqué Claude Spreng, l’ancien entraîneur des SR Colmar durant les années quatre-vingt « c’était au stade des Francs », qui entraîne aujourd’hui Geispolsheim.

• Absence. Celle de Dominique Lihrmann a été remarquée, vendredi soir au Stadium lors de la venue du Poiré. Le directeur sportif des Verts était alité et n’a donc pas pu assister à la victoire de son équipe (1-0). Il a néanmoins félicité l’entraîneur par texto à l’issue du match.

• Présence. Celle d’Albert Gemmerich a été remarquée au Stadium. Le président de la LAFA a participé à la réunion des représentants de la division d’honneur, mais a également été vu en présence de Christophe Gryczka, le président des SR Colmar qui a préparé avec beaucoup de certitudes, le rendez-vous à la direction national de contrôle des gestions, ce matin au siège de la fédération.

• Parquet. Les jeunes des SR Colmar, plutôt brillants dans leur championnat respectif, ont également de sacrés atouts en salle. Ainsi, lors d’un tournoi de futsal, le week-end dernier à Duppigheim, les U11 ont décroché une superbe 3e place derrière l’AS Nancy-Lorraine et le LOSC, et devant le Racing Strasbourg, le FCM et l’AJ Auxerre, entre autres. L’équipe 2 des U11 a également décroché une3e place à Bantzenheim tandis que les U10 sont montés sur la troisième marche du podium à Holtzwihr.

• Décollage. Si le championnat régional (DH) Futsal a trouvé son rythme de croisière avec une poule de 10 équipes (et donc 18 journées), le championnat départemental a du mal à décoller : seulement treize clubs haut-rhinois engagés, un forfait général dans le groupe A (Sainte-Croix-en-Plaine), un autre dans le groupe B (Pfastatt II), des forfaits, et quelques matches totalement disproportionnés, à l’image de l’incroyable 23-2 infligé en 30 minutes par les SR Colmar III au malheureux Fortschwihr, samedi au gymnase Molière.

• Sportivité. Les joueurs et le staff colmarien ont tenu à saluer le remarquable état d’esprit des joueurs de Fortschwihr et de son président Il Halil qui, malgré cette débâcle, n’ont jamais cherché à durcir le jeu, à contester une décision arbitrale, ou à quitter le parquet, tout en évoluant durant les 30 minutes sans le moindre remplaçant.

• Favoris. Après seulement deux tours de la Coupe du Crédit Mutuel, deux des grands favoris sont déjà éliminés : le Racing HW 96, battu par Illhaeusern au premier tour, et… Illhaeusern, le dernier finaliste, sorti par les SRC III dimanche. Une voie royale semble donc tracée pour une troisième victoire consécutive dans l’épreuve du désormais épouvantail Biesheim. À moins que, une fois n’est pas coutume, des cendrillons venus des divisions de district n’en profitent pour aller cette fois au bout.

• Naissance. Michaël Fuchs, l’entraîneur de la CFA2 des SR Colmar, avait une excellente raison de ne pas accompagner l’équipe samedi après-midi en amical à Schiltigheim II : son épouse Sandrine mettait en effet au monde leur seconde fille, Lison. Un beau bébé de près de quatre kilos, qui fait le bonheur de toute la famille et de la désormais grande sœur Louna. Félicitations.

le 05/02/2013 à 05:02


 

Pyrénéen et fan des SR Colmar

 

jean-claude-buchJean-Claude Buch n’a pas oublié Colmar et Verts. DR

Même dans les Pyrénées-Orientales, les Verts ont un fan.

Retiré à Amélie-les-Bains depuis quelques années, l’Alsacien Jean-Claude Buch ne manque cependant aucun match des SR Colmar. « Je suis toutes les rencontres des Verts sur mon ordinateur, assure cet ancien gardien de but du grand club colmarien de 1956 à 1960, et ce qu’ils réalisent ces derniers temps est vraiment remarquable. »

Jean-Claude Buch est bien connu dans les milieux sportifs alsaciens puisqu’il a été l’un des membres fondateurs du Strasbourg Sprinter club, alors que ses deux fils se sont tournés vers le cyclisme. « Roland, fut vice-champion de France de cyclo-cross, et Bernard a remporté de nombreux titres en cyclisme handisport. »

Le fan des Verts, qui a signé sa première licence en cadet en 1949, « l’année où les SR Colmar étaient en première division », se souvient-il, reste persuadé « que Colmar peut envisager de gravir de nouveaux échelons. Et je souhaite que les Verts puissent retrouver l’élite. »

Lors de son prochain retour en Alsace, les SR Colmar auront un supporter de plus au Stadium, à n’en pas douter.

le 05/02/2013 à 05:00

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christophe-gryczkaChristophe Gryczka peut se réjouir : son club récupère trois points... Archives L'Alsace

Le président des SR Colmar Christophe Gryczka vient de l’annoncer : la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG) a décidé de restituer les trois points retirés aux Verts en première instance, le 20 novembre dernier. « Je suis très heureux de cette décision, a commenté le dirigeant. J’étais trèsconfiant, car nous avions un dossier en béton », a-t-il ajouté.

Cette sanction de trois points avait été infligée par la DNCG en raison d'un souci de masse salariale remontant à la saison dernière.

Les SRC se retrouvent ainsi avec 35 pts, ce qui les place au 4e rang du National, à égalité avec Vannes. Mais ce dernier a disputé deux matches de plus que les SRC, qui joueront à Carquefou (20 e journée) le mardi 26 février prochain, et contre Bourg-Péronnas au Stadium (21 e journée) le mardi 19 mars.

le 06/02/2013 à 10:02

 

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Les SR Colmar réhabilités

les-joueurs-colmariensLes joueurs colmariens, qui ont toujours gardé l’espoir et leur envie de bien faire après le retrait de trois points prononcés par la DNCG en première instance, sont plus que jamais relancés dans la course à l’accession en Ligue 2. Il faudra compter avec eux.Photo Vanessa Meyer Wirckel

La Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG) a rendu hier son verdict en appel. Et celui-ci a été favorable aux SR Colmar qui récupèrent les trois points dans un premier temps retirés. Les Verts se relancent plus que jamais dans la course au podium.

32+3 = 35 : le compte est bon. Revoilà les SR Colmar nantis de tous les points glanés à la sueur de leur front sur le terrain depuis le début de la saison. Les trois derniers, qui manquaient depuis le 20 novembre et faisaient office de (gros) caillou dans les chaussures à crampons des Verts, leur ont été restitués hier par la DNCG, la Direction nationale du contrôle de gestion.

« Les critiques avaient fusé sur l’équipe dirigeante »

Sitôt la bonne nouvelle officialisée, hier matin, l’heure était donc au grand soulagement chez le président colmarien Christophe Gryczka, sous tension depuis de très longues heures : « Oui, on respire enfin, même si on savait qu’on avait préparé un bon dossier. C’est quand même impressionnant de se retrouver devant la DNCG. On a été auditionnés point par point pendant une heure. On nous a posé des questions sur certains détails et on n’a jamais été mis en difficulté. On nous a félicités pour la qualité de notre dossier en sortant, mais ça ne préjugeait pas pour autant de la décision. Je suis aussi content parce que, après l’annonce du retrait des trois points, les critiques avaient très vite fusé sur l’équipe dirigeante. Et on a montré qu’elle était au même niveau que le sportif. »

De son côté, Dominique Lihrmann appréciait cette décision en appel de la DNCG : « La fédé nous a restitué ces trois points gagnés sur le terrain et retranchés de manière injuste », indiquait le directeur sportif. « Bravo d’abord aux dirigeants qui ont magnifiquement œuvré sur ce dossier. Et bravo aux instances qui ont su revenir sur une décision. Ce n’est pas forcément évident. » Un dernier constat renforcé par le fait que, des sept clubs ayant comparu mardi devant la DNCG, les SRC sont les seuls à avoir été totalement blanchis.

Du côté du terrain, si l’entraîneur Damien Ott n’a pas souhaité s’épancher sur le sujet ( « les dirigeants ont très bien fait leur travail et je n’ai aucun autre commentaire à faire »), on se doute bien cependant que ce nouveau rebondissement arrange bien les Colmariens, qui pointent de nouveau à la 4 e place, à égalité avec Vannes, mais avec deux matches de moins que les Bretons.

Et les Haut-Rhinois se retrouvent de nouveau avec cette fameuse troisième place en ligne de mire, puisqu’ils ne sont plus qu’à deux longueurs du Poiré-sur-Vie, avec un match en plus à jouer : « Je n’avais pas hurlé avec les loups après Fréjus et notre petite période de vaches maigres, je ne vais maintenant pas aller danser sur les toits », affirmait hier Dominique Lihrmann. « Mais il ne faut pas être devin pour se dire que ces trois points ajoutés aux trois pris le week-end dernier face au Poiré nous font un bien énorme. Si on ne les avait pas, il nous aurait peut-être fallu commencer à regarder vers le bas du classement alors que là, ils nous rapprochent des 45 points requis pour se maintenir. Si une période faste perdure, nous pourrions avoir atteint cette barre au mois de mars et ensuite songer à autre chose. »

« Je ne vois plus qu’un objectif : la montée en Ligue 2 »

Un discours prudent qui contrastait quelque peu avec celui du président Christophe Gryczka : « Les avis sont évidemment partagés, mais en ce qui me concerne, personnellement, je ne vois plus qu’un seul objectif : la Ligue 2. Je pense qu’il ne faut plus parler de maintien, et une place en milieu de tableau ne correspond à aucune ambition réelle. Ça ne va pas être facile, mais on est plus que jamais dans la course. Il reste six ou sept équipes pour deux places, si on considère que Créteil est hors de portée. Avec le jeu qu’on pratique et notre classement actuel, tout est possible. »

Il ne faut pas être grand clerc non plus pour deviner que, s’ils avaient déjà faim au moment d’entamer leur déplacement de samedi au Red Star (20 h), l’appétit des Colmariens va être décuplé par le retour de ces trois points. Trois autres renforceraient à l’évidence les propos du président colmarien et peut-être bien l’appétit de ses joyeux hommes verts.

le 07/02/2013 à 08:26 par Guy Thomann

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Au pied du podium

 

face-au-poire-sur-vieÀ la joie sur le terrain face au Poiré-sur-Vie a succédé le soulagement en coulisse avec l’annulation de la sanction de la DNCG. Photo DNA – Laurent Habersetzer

L’oral passé mardi devant la commission d’appel de la DNCG aura porté ses fruits. Les SR Colmar ont appris hier que la sanction infligée en première instance – un retrait de trois points pour un dépassement de masse salariale en 2011-2012 – a été levée. Voilà les Verts quatrièmes ex aequo, à un jet de pierre du podium.

DEPUIS MARDI, CHRISTOPHE GRYCZKA est un homme très occupé. Après avoir défendu son dossier durant une heure devant la commission d’appel de la DNCG, le président des SRC a attendu le verdict des sages dans la journée. En vain. Ce qui n’a pas empêché son téléphone de sonner à intervalles (très) réguliers. « J’ai eu des coups de fil et des SMS depuis hier (mardi) midi jusque tard dans la nuit. Supporters, joueurs, entraîneurs, partenaires, municipalité, tout le monde voulait savoir. Et aujourd’hui, depuis la bonne nouvelle, c’est reparti », plaisante le chef d’entreprise en route pour la Suisse.

« Le sportif se porte bien, l’administratif aussi. C’est toute l’équipe qui est au niveau. »

S’il était confiant quant à une réduction de peine après son entrevue dans les bureaux du gendarme financier du football français, rien ne lui indiquait que la sanction serait levée intégralement. « Je savais que notre dossier était bon. Nous (la délégation du club comprenait également les vice-présidents Jean-Louis Jaegli et Gilbert Meyer – un homonyme du maire de Colmar – ainsi que le commissaire aux comptes Arnaud Bodier, ndlr) avons répondu point par point sans être mis en difficulté. »

Il y aura donc eu cette longue attente – la décision devait être initialement dévoilée mardi dans l’après-midi -, cette courte nuit de sommeil, et la délivrance en découvrant la bonne nouvelle sur le site de la Fédération française de football (FFF). « Je voulais être le premier informé. J’ai passé des heures sur Internet », raconte Christophe Gryczka. Et il n’a pas été le seul au vu des messages de félicitations qui l’ont assailli dans la matinée.

« Plus le temps passe, plus je me rends compte qu’il y a du monde pour soutenir le club. Ces trois points, c’est une belle récompense, se réjouit le président dont l’agenda professionnel a été perturbé par les nombreuses sollicitations. C’est aussi une bonne réponse aux critiques qui ont pu être formulées sur la gestion du club après le retrait des points en première instance. Le sportif se porte bien, l’administratif aussi. C’est toute l’équipe qui est au niveau. »

La satisfaction était tout aussi visible sur les visages des joueurs colmariens qui ont appris l’abandon de la sanction en se rendant à l’entraînement, sur la pelouse synthétique du stade d’Ingersheim. Avant le déplacement au Red Star, samedi, les Colmariens ont trouvé dans le verdict de la commission d’appel une motivation supplémentaire, s’il en était besoin, pour réussir une perf’en banlieue parisienne, où ils doivent affronter le Red Star. Le podium est accessible en cas de victoire.

« Après le retrait des trois points, nous étions tous habités par un gros sentiment d’injustice. Nous avions produit beaucoup d’efforts pour les gagner sur le terrain. Maintenant, les choses sont rentrées dans l’ordre, avance le capitaine Benoît Haaby. Le mois de février sera compliqué. On le commence très bien. Désormais, on se replace de manière intéressante dans le championnat. Tout reste possible. »

Se concentrer sur le terrain

En remontant à la quatrième place, ex aequo avec Vannes à 35 points mais avec deux matches en moins au compteur, les SRC sont à l’affût, à deux points du podium. Une situation qui ne fait pas pour autant cogiter le coach haut-rhinois, déjà accaparé par le match du week-end.

« Le Red Star ne nous a jamais réussi. La saison dernière, on perd deux fois 1-0. En septembre, on a été accroché au Stadium (0-0). Ils sont sur la même dynamique que nous face au Poiré », analyse Damien Ott. Samedi soir, à Saint-Ouen, les Colmariens auront l’occasion d’inverser la tendance. Les tracas administratifs définitivement oubliés, seule la vérité du terrain décidera désormais de son avenir.

(*) Direction nationale de contrôle de gestion

par Julien-Thomas Will, publié le 07/02/2013

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la défense en danger

malik-m-tir-et-jean-francois-vergerMalik M’Tir et Jean-François Verger veulent oublier le match du Red Star le plus vite possible. Archives Mathieu Lerch

Pour la première fois depuis 11 mois, la défense des SR Colmar a encaissé plus d’un but en championnat le week-end dernier au Red Star (3-0). Et a aussi perdu pour plusieurs semaines son capitaine Benoît Haaby, touché au mollet.

Jusqu’à présent, la défense des SR Colmar obéissait à un langage qui récoltait l’approbation de tous les informaticiens, le système binaire, où les seuls chiffres employés sont le 0 et le 1. Et son utilisation s’était traduite de manière concrète sur le terrain lors des 20 premières rencontres de championnat. Le 0 pour les 7 matchs lors desquels les Verts n’avaient concédé aucun but, le 1 pour les 13 où Verger ou Fedrigo avaient dû s’incliner une fois. Il a fallu que le Red Star vienne faire bugger le bel ordonnancement de la machine alsacienne en réussissant à tromper à trois reprises la vigilance de son arrière-garde.

Et forcément, la soirée laisse un goût amer dans la bouche des Colmariens : « On prend trois buts ‘’gags’’ », constate Jean-François Verger, « avec une erreur de ma part sur le premier au bout de 30 secondes, un penalty juste avant la pause pour le deuxième, et Ben (Haaby) qui se claque sur le troisième à la dernière minute. On prend 3-0 alors qu’on n’est pas en danger et qu’ils n’ont pas d’occases… »

La fin de cette série permet aussi de prendre conscience de la performance réalisée jusque-là par la défense colmarienne. Les Verts n’avaient plus encaissé trois buts depuis… le 28 mars 2012 à domicile face à Quevilly (1-3). Quant à Jean-François Verger, arrivé à l’intersaison, c’est la première fois qu’il ramasse le ballon dans ses filets à plus d’une reprise. Le gardien de but haut-rhinois ne s’éternise pas sur d’éventuels regrets : « De toute manière, on ne pourra pas le rejouer. Il ne faut pas se focaliser là-dessus et passer à autre chose. Il y a eu des matchs où on aurait pu en prendre trois et où on s’en était bien sorti. C’est sûr que ça fait bizarre parce que je n’avais pas l’’habitude. Mais c’est peut-être un mal pour un bien. Il faut maintenant repartir pour une nouvelle série et que cette mésaventure n’arrive pas une autre fois cette saison ».

M’Tir : « J’aurais préféré en prendre 5 ou 6 et garder Ben avec nous »

Malik M’Tir tient à peu près le même langage : « Il faut oublier ce match le plus vite possible parce que c’est une contre-performance collective. Sur le fond, ça ne remet rien en question, mais ça va nous faire redescendre sur terre et nous faire prendre conscience qu’on doit encore travailler. Le problème, c’est qu’on perd un joueur. J’aurais préféré en prendre 5 ou 6 et garder Ben (Haaby) avec nous. »

Le latéral colmarien touche là le vrai point noir de cette soirée, l’indisponibilité pour plusieurs semaines du capitaine Benoît Haaby. Ce dernier a du mal à digérer ce revers : « C’est vraiment la soirée noire, et 3-0 c’est cher payé sur ce match. C’est rageant et énervant parce qu’on est habitué à ne pas prendre beaucoup de buts. »

Le capitaine est plus fataliste quant à sa blessure : « Quand il y a une mauvaise soirée comme ça, on se dit qu’on va au moins essayer d’éviter de prendre un carton et de se blesser. Je n’ai pas pris de carton mais la blessure est là ! C’est un temps de repos qui arrive au mauvais moment parce qu’il y a un gros calendrier, avec les matchs en retard à rattraper. » Il est certain que l’absence de son chef de défense va handicaper les Verts mais le report du match face à Rouen (voir encadré) va permettre aux Colmariens de peaufiner une semaine de plus les automatismes de leur future charnière centrale qui devrait associer Jude Varsovie et Loïc Meyer, puisqu’à l’absence de Haaby s’ajoute la suspension de Grimm, qui représentait une autre alternative en défense centrale.

le 14/02/2013 à 05:02 par Guy Thomann

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Le match SR Colmar – Rouen reporté

farez-brahmiaFarez Brahmia et les Verts ne joueront pas ce vendredi. Photo DNA – Laurent Habersetzer

La persistance des températures négatives a convaincu les dirigeants colmariens de demander le report de la réception de Rouen, initialement programmée vendredi.

Deux appels successifs émanant de la Fédération française de football ont précipité la décision : les SR Colmar ont officialisé, hier en fin de matinée, leur choix de demander le report de la rencontre qui devait les opposer au FC Rouen, vendredi (20 h) au Stadium dans le cadre de la 24e journée du National.

« Les Normands souhaitaient absolument savoir, dans la mesure où ils avaient prévu de prendre la direction de l’Alsace ce jeudi dès 8 h, confie ‘‘ Doumé ’’ Lihrmann, le directeur sportif des Verts. C’est tout à fait logique, compte tenu des frais qu’un déplacement implique : train, hôtel… Après ce qui s’est passé avec Belfort samedi dernier (*), nous ne voulions pas courir le moindre risque. »

Et d’ajouter : « Je ne suis pas devin, la neige qui recouvre la pelouse aura peut-être fondu ce vendredi. Mais franchement, si nous avions décidé de jouer alors que les températures sont négatives, le terrain aurait morflé. »

« Le Stadium sera fermé ce week-end »

‘‘ Doumé ’’ Lihrmann – qui regrette que le groupe colmarien ne puisse pas « s’entraîner correctement » en cette semaine glaciale – a également confirmé que la confrontation de samedi entre la réserve des SRC et Saint-Louis (CFA 2) serait remise. « La Ville de Colmar a averti la FFF par fax, précise le dirigeant. Le Stadium sera fermé ce week-end. »

De son côté, Damien Ott ne sait pas vraiment sur quel pied danser. L’entraîneur des Verts n’est pas encore en mesure de dévoiler le programme qu’il proposera à ses joueurs pour compenser l’absence de match. « Rien n’est décidé, tout dépendra du temps », souligne le technicien.

(*) L’équipe franc-comtoise devait affronter la réserve des SRC, le 9 février (18 h) en CFA 2. Elle a finalement effectué le déplacement pour rien, le match ayant été remis par l’arbitre une heure avant le coup d’envoi.

Victime d’une déchirure entre le muscle soléaire et le jumeau externe (mollet), le défenseur central et capitaine colmarien Benoît Haaby « passera un examen complémentaire ce vendredi », indique ‘‘ Doumé ’’ Lihrmann. Son indisponibilité est, pour l’heure, évaluée à six semaines.

par Am.P., publié le 14/02/2013

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Les Verts sont dans le dur

 

wilfried-louisy-danielWilfried Louisy-Daniel a beaucoup œuvré sur le front de l’attaque des Verts. Son but a la 89 e a redonné un brin d’espoir à son équipe. Mais en vain. Archives Vanessa Meyer Wirckel

Les Colmariens avaient la gueule de bois, hier à l’aube, dans la salle d’embarquement de l’aéroport de Nantes-Atlantique. L’inquiétude se lisait sur des visages marqués par une nuit trop courte. Comme celles subies devant le Red Star et le Paris FC, la défaite face à Carquefou mardi (2-3) a laissé des traces.

On ne sait pas si c’était l’effet de la fatigue ou alors des réminiscences de la veille - sans doute y avait-il un peu des deux -, mais les joueurs colmariens semblaient marqués hier matin, à l’heure du voyage retour. Salem Mezriche et ses hommes devaient forcément se dire qu’il y avait bel et bien moyen de stopper cette série de défaites entamée le 9 février au Red Star. Même si l’équipe de Carquefou a été impressionnante et a largement dominé les débats, notamment en seconde période, la fin de match aurait pu permettre aux Verts de se relancer avant la réception de Bastia samedi.

Les SR Colmar doivent-ils s’inquiéter après cette troisième défaite de rang ?

La météo a évidemment joué son rôle. Avec tous les matches remis, le calendrier des Verts a été complètement chamboulé en janvier mais aussi en février. De telle façon que les hommes de Damien Ott ont dû jouer trois fois de suite loin de chez eux sans avoir pu se ressourcer entre-temps au Stadium. On avait pris l’habitude de voir Jérémy Grimm et ses camarades ne rien lâcher à l’extérieur, puisqu’ils n’avaient perdu qu’un seul match lors du cycle aller, et il est évident que les trois défaites d’affilée font tâche. Mais la façon dont elles ont été concédées, notamment cette dernière à Carquefou, laisse tout de même entrevoir quelques espoirs. Denis Renaud, l’entraîneur des Bretons, a d’ailleurs souligné la bonne tenue des Colmariens sitôt le coup de sifflet final : « On est tombé sur une très bonne équipe de Colmar, teigneuse, avec beaucoup de caractère et cette volonté de toujours jouer vers l’avant. On le savait, ça s’est vérifié. »

Les Colmariens avaient-ils les moyens de stopper la formidable série de victoires de leur adversaire ?

Le collectif des Verts a une nouvelle fois été à la hauteur de sa réputation, mais les Colmariens ne possèdent malheureusement pas dans leurs rangs des individualités qui peuvent faire la différence. « Il y a une nouvelle fois eu des défaillances individuelles que je ne veux pas commenter maintenant » , regrettait Damien Ott. À Carquefou, tout semble plus facile. Non seulement cette équipe joue les yeux fermés, mais elle possède deux fers de lance qui peuvent semer le trouble à chaque instant. Florian Martin et Christian Bekamenga, qui ont respectivement marqué leur 13e et 11e but de la saison, ont lourdement pesé sur la défaite des Alsaciens. « Bekamenga a fait la différence, constatait le Colmarien Manfred Ekwé-Ebélé. Mais je ne vois pas trop à quel niveau cette équipe a été supérieure à la nôtre. Jusqu’au deuxième but, on était largement dans le coup. Après, ils ont eu plus d’espaces et, manque de pot pour nous, ils ont marqué le troisième. » Le défenseur des Verts, qui a fait une bonne rentrée à droite, est un peu dur avec les Bretons qui ont tout de même démontré que les six victoires d’affilée sur leur pelouse n’étaient pas dues au hasard.

 L’arbitre a-t-il influencé le cours de la partie ?

Pour un camp comme pour l’autre, l’influence de l’arbitre M. Dzubanowski a été déterminante. Ses erreurs ne sont pas passées inaperçues. « Sur le deuxième but , il n’y a jamais coup franc, justifie Adam Shaïek. Je suis au duel avec Bekamenga en compagnie de Jude (Varsovie) , mais on ne le touche pas. Et derrière, ils reprennent l’avantage. Rien ne nous sourit en ce moment. »

Et que dire de cette faute sur Frédéric Marques dans la surface de réparation durant le temps additionnel ? « L’arbitre a mis le sifflet à la bouche, assure Michel Wurcker, l’entraîneur des gardiens, mais il n’a pas sifflé. Je lui ai posé la question à la fin du match, et il m’a répondu qu’il a voulu laisser l’avantage. C’est complètement insensé et j’ai l’impression qu’il s’est rendu compte de sa bévue, mais le mal était fait. » 

Hier soir, les Colmariens se sont retrouvés au Stadium pour un décrassage suivi d’une séance de massages. Les travaux auront sans doute déjà commencé.

 

Le Top 5

Carquefou - SR Colmar : 1. Grimm 10 ; 2. Louisy-Daniel 7 ; 3. Ekwé-Ebélé 4 ; 4. Meyer, Mezriche et Shaïek 3.

Le jury était composé de Roland Gounelle (JVB Carquefou) et Hubert Himburg (L’Alsace). 

Classement général (après 23 matches) : 1. Haaby 100 pts ; 2. Shaïek 88 ; 3. Louisy-Daniel 78 ; 4. Grimm 65 ; 5. Mezriche 62 ; 6. Verger et Liabeuf 49 ; 8. Marques 44 ; 9. Bernardet 32 ; 10. Varsovie 28 ; 11. Brahmia 24 ; 12. Moukhlil et M’Tir 21 ; 14. Meyer 11 ; 15. Wagner 8 ; 16. Ekwé-Ebélé 7 ; 17. Fedrigo 5. 

le 28/02/2013 à 05:02 par H.H.

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Les Verts dans le rouge

 

loic-meyerLa désillusion de Loïc Meyer et de Malik M’Tir : Colmar n’avance plus. Photo Philippe le brech

Sur les 18 points mis en jeu lors des six confrontations disputées jusqu’à présent en 2013, les Colmariens n’en ont engrangé que quatre. Les chiffres rejoignent les impressions : les SRC pataugent dans la semoule.

S’il n’avait pas eu une caméra à tenir – pour filmer le match à Carquefou dans son intégralité –, Jean-Louis Jaegli se serait sans doute arraché les cheveux, mardi en première période.

Incroyablement fébriles dans la relance, les joueurs colmariens ont réussi à mettre en rogne, l’espace de quelques instants, leur si jovial vice-président.

Et pour cause, les Verts ont parfois donné l’impression de se mettre en danger tout seuls, en rendant une multitude de ballons dans l’une ou l’autre de ces zones où l’on évite, normalement, de prendre le moindre risque.

Un doute subsiste sur l’existence réelle du coup franc qui a conduit au deuxième but de Carquefou, inscrit par Martin (2-1, 57e ).

« Il n’y a pas du tout faute, insiste Malik M’Tir, le latéral droit des SRC. Cela fait trois ou quatre matches que les arbitres sont un peu durs avec nous. Espérons que ça va changer… »

Les SRC avancent, en 2013, à un rythme de relégable

Cela dit, le faible écart qui sépare, au final, les Colmariens de leurs hôtes reflète mal la physionomie de la partie. L’aisance technique des Carquefoliens leur a souvent permis d’évoluer un ton au-dessus, à l’instar de l’ancien attaquant du FC Nantes, Christian Bekamenga, dont le grand gabarit a mis au supplice l’arrière-garde colmarienne. « Une fois menés, nous avons été contraints de nous livrer pour égaliser et le jeu s’est débridé, explique le défenseur Manfred Ekwé-Ebélé. Manque de pot, notre adversaire a su profiter des espaces qu’on lui a laissés. »

Mais plus que les impressions, ce sont les chiffres qui traduisent le mieux la chute libre dans laquelle sont engagés Jean-François Verger et ses coéquipiers. Trois défaites consécutives (huit buts encaissés), quatre petits points engrangés sur 18 en 2013… Les SRC avancent, depuis le début de l’année civile, à un rythme de relégable. Heureusement, la qualité de leur première partie de championnat leur offre, aujourd’hui encore, le luxe de ne pas observer avec hantise les soubresauts du classement général du National.

« Perdre confiance, ce serait trahir l’identité du club »

En revanche, évoquer une quelconque ambition de Ligue 2, dans le contexte actuel, apparaît inapproprié. Les deux mois écoulés l’ont confirmé : la marche est trop haute pour les Verts. « Il faut se remettre au boulot, souligne Malik M’Tir. Si on ne gagne pas, c’est qu’on ne travaille pas assez. » Ou, du moins, pas dans les meilleures conditions – hiver oblige –, comme l’a rappelé le coach Damien Ott (voir les DNA d’avant-hier).

L’entraîneur des Verts le disait à demi-mot, en début de semaine : le plus dur, lorsque l’on est enfermé dans une spirale négative, c’est d’en sortir. Et l’équipe colmarienne a peut-être besoin d’être piquée au vif pour y parvenir.

Gagnés par un sentiment d’injustice après les trois points retirés par la DNCG fin novembre, les Haut-Rhinois avaient enclenché une série de trois succès d’affilée (face à Quevilly, à Créteil et à Épinal). Comme s’ils avaient évacué leur rage en se défoulant sur leurs adversaires… Depuis qu’ils ont récupéré leur pécule en appel, début février, ils ont systématiquement perdu (0 point sur 9 mis en jeu). Rien ne certifie qu’il existe un lien de cause à effet, mais le constat – ainsi posé – reste troublant.

Et si le collectif a refusé de sombrer avant-hier à Carquefou, il ne peut pas se contenter des quelques sursauts d’orgueil entrevus. La (re) naissance d’un esprit de révolte est plus que jamais indispensable. « Perdre confiance, ce serait trahir l’identité du club », avertit Manfred Ekwé-Ebélé.

Damien Ott, de son côté, cherche à rétablir l’équilibre d’une équipe en souffrance. En procédant à quatre changements, avant-hier, dans son onze de départ, le technicien n’a pas seulement effectué des choix tactiques. Il a aussi envoyé un message à l’ensemble de son groupe, d’ores et déjà prévenu avant la réception du CA Bastia samedi : plus personne, désormais, ne paraît à l’abri d’une place sur le banc de touche…

(*) Direction nationale du contrôle de gestion.

par De notre envoyé spécial à Carquefou Amaury Prieur, publié le 28/02/2013

Date de dernière mise à jour : 28/02/2013