Mai 2012

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Se relever après la claque

Les Verts ont disputé leur cinquième match consécutif sans victoire, vendredi soir à Martigues (défaite 2-1). Les Colmariens avaient pourtant largement les moyens de renouer avec le succès. Mais après avoir assuré l’essentiel durant plus d’une heure, ils ont encaissé deux buts « casquettes ».

Leurs deux défaites consécutives à Orléans et au Red Star ont coupé court aux rêves de podium et d’accession, et privé les Colmariens de réel objectif jusqu’à la fin de la saison. On se doutait que la fin du championnat allait être compliquée face à des équipes encore concernées par l’accession ou le maintien.

Pourtant, Damien Ott et ses hommes ont trouvé l’énergie et la volonté nécessaires pour pousser Nîmes, l’un des candidats à la montée, dans ses derniers retranchements il y a une semaine, et bousculer Martigues, qui se bat pourtant toujours pour son maintien, vendredi soir. Malheureusement, Benoît Haaby et ses hommes n’ont pas réussi à conserver leur but d’avance, encaissant deux buts « casquettes ».

•Les SRC ont-ils déjà perdu un match après avoir mené au score ? Il a fallu attendre cette 35 e journée de championnat pour voir les hommes de Damien Ott perdre les trois points de l’enjeu après avoir mené au score. Ils avaient été rejoints à deux reprises après avoir mené à Rouen (1-1) et contre Bayonne (1-1), mais avaient aussi réussi à égaliser après avoir été menés face à Niort (2-2), à Bayonne (2-2) et deux fois contre Luzenac (1-1). Enfin, ils ont réussi à renverser une situation défavorable après avoir été menés en battant Fréjus au Stadium (2-1) et Beauvais (2-3).

•Peut-on formuler des reproches à l’arbitre de la rencontre ? Fier comme un arbitre, M. Palhies est en partie passé à côté de son match. Il a attendu la seconde période pour sortir les cartons alors que, de part et d’autre, quelques grosses fautes ont été oubliées en première mi-temps. Il a surtout omis de sortir un second carton jaune, ou un rouge direct d’ailleurs, à l’encontre de Freitas, en position de dernier défenseur, coupable d’avoir retenu Youssouf Touré par le maillot alors que l’attaquant colmarien s’en allait défier L’Hostis, le gardien martégal, et que les Colmariens menaient 1-0. « C’est le tournant du match, jugeaient de concert Damien Ott et Dominique Lihrmann. Il n’y a pas de sanction et le match bascule. Après le penalty qu’il a sifflé en notre faveur, il a tout sifflé contre nous et a oublié cette grosse faute du défenseur. »

•Les Verts avaient-ils été inquiétés jusque-là ? Bien en place et dominateurs dans l’ensemble, Cédric Liabeuf et ses camarades ont parfaitement maîtrisé Martigues. Certes, ils ne s’étaient pas procuré de nombreuses occasions, manquant souvent, comme ce fut le cas face à Nîmes, la dernière passe ou le dernier dribble. Du côté des Provençaux, on a juste noté une tête de Biakolo, peu avant la mi-temps, et on se demandait d’ailleurs comment cette équipe allait pouvoir marquer un but à la défense des Verts. Avant le premier but sur un dégagement d’Haaby contré aux six mètres par la jambe de Freitas, et le second sur la bévue de Robert.

•Damien Ott avait-il raison d’aligner Sébastien Robert, de retour de blessure, après l’excellente sortie de Thomas Fedrigo face à Nîmes huit jours plus tôt ? L’entraîneur des Verts a voulu rester fidèle à ses principes en « alignant logiquement le gardien numéro 1 de l’équipe puisqu’il était rétabli. Ce n’était pas évident après l’excellent match de Fedrigo, mais je m’en suis expliqué avec lui. » Damien Ott a-t-il regretté son choix ? On ne le saura jamais. Mais une chose est sûre, c’est que le coach des Verts, qui est resté de longues minutes sur son banc de touche, était sacrément remonté à la fin du match. « C’est dur puisque dans l’engagement, on a parfaitement tenu le choc face à une équipe qui joue encore sa survie et qu’on a maîtrisé. Après, on leur offre le match. »

Il reste désormais trois matches aux Colmariens pour oublier cet improbable dénouement.

Le Top 5

Martigues - SR Colmar : 1. Haaby 9 ; 2. Meslien 8 ; 3. Liabeuf 4 ; 5. Mezriche, Shaïek, M’Tir 3.

Le jury était composé de Serge Stella (La Provence) et Hubert Himburg (L’Alsace).

Classement général (après 35 matches) : 1. Liabeuf 124 pts ; 2. Grimm 107 ; 3. Touré 104 ; 4. Haaby 95 : 5. Moukhlil 83 ; 6. Shaïek 80 ; 7. M’Tir 66 ; 8. Dufrennes 59 ; 9. Mezriche 56 ; 10. Meyer 47 ; 11. Bernardet 43 ; 12. Robert 42 ; 13. Meslien 43 ; 14. Camerling 36 ; 15. Fedrigo 27 ; 16. Zerara 19 ; 17. Dieye 16 ; 18. Créquit 2 ; 19. Kerssane 1.

le 06/05/2012 à 05:01 par Hubert Himburg

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« La tendance ? Rester »

le-chouchou-du-public.jpgLe chouchou du public colmarien devrait encore porter le maillot vert la saison prochaine. Photo DNA — laurent habersetzer

Joueur essentiel des SR Colmar cette saison, Cédric Liabeuf devrait rempiler pour deux saisons supplémentaires. Club et joueur sont d’accord pour poursuivre leur collaboration.

Directement impliqué dans 15 des 49 buts colmariens cette saison (8 passes, 7 buts), Cédric Liabeuf a été aussi important sur le terrain que dans le vestiaire cette saison. Il revient sur l’exercice qui s’achève et parle de son avenir.

- Serez-vous encore Colmarien la saison prochaine ?

- C’est la tendance ( sourire). Les deux parties sont d’accord sur le principe de continuer ensemble. Maintenant, il faut d’abord finir la saison, voir si les choses se mettent en place sportivement.

- Le club semble souhaiter conserver l’ossature actuelle.

- Ce serait positif. On a envie de continuer ensemble, de progresser. De mon côté, j’ai envie de m’impliquer.

- Sur une durée supérieure à une saison ?

- Je ne suis plus un cake de 20 ans ( il en a 32). Je ne vais pas faire traîner les choses, utiliser d’autres sollicitations pour négocier ici. Je préférerais m’impliquer sur le moyen terme, oui.

- Quelle analyse faites-vous de la saison qui s’achèvera dans trois semaines ?

- C’est une bonne saison. Offensivement, on a des stats intéressantes, défensivement aussi. Le milieu, c’est un peu plus complexe à analyser. Il faut voir la hauteur moyenne de récupération du ballon, mais on est en progrès globalement. Dommage qu’on reste sur une série pas très belle.

- Comment expliquer ces cinq matches sans victoire ?

- Sur le plan comptable, cette série n’est pas jolie, c’est vrai. Ça pourrit notre fin de saison. Mais ce n’est pas parce qu’on ne peut plus monter qu’il ne faut pas fixer des objectifs collectifs, individuels. Quand on attaque le match, on se le dit et puis on ne le fait pas ! À Martigues, on doit rapporter quelque chose. L’année dernière, on ne perd pas ce match, mais après, ça ne sert à rien de dire c’est la faute de ci, de ça, il ne faut pas se cacher, réagir ensemble.

- Êtes-vous à votre place actuellement avec cette 9 e place ?

- Franchement, quand je vois qu’on est à six points de Rouen… On a montré qu’on pouvait être devant eux. On a bousculé tous les gros à domicile, en faisant à chaque fois des matches de Coupe de France.

- Que vous a-t-il manqué pour vous mêler à cette lutte avec les « gros » ?

- Je pense qu’on a tiré 100 % de chaque joueur. On a eu de la réussite sur certains matches, ce qui nous a donné l’espoir de nous rapprocher des premières places. Mais on a aussi craqué dans les face-à-face. On n’a pas réussi à faire basculer ces duels, à prendre trois points. Contre les équipes de milieu de tableau, on a plutôt remporté la partie, mais on a perdu des points contre les équipes du bas. Bayonne, Besançon, Red Star… On a perdu les confrontations contre les premiers et les derniers, pour résumer.

- Estimez-vous que Colmar pourra se mêler à cette lutte pour la montée, dès la saison prochaine ?

- Le club est en train de progresser. Le CFA2 peut être un bon tremplin pour les jeunes, pour parfaire leur apprentissage. Pour la une, l’objectif devrait être de jouer la première partie de tableau, de prendre les choses comme elles viennent. Match après match. Après…

par Propos recueillis, publié le 07/05/2012

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Colmar joue la continuité

Pour Benoît Haaby, Salim Mezriche, comme pour la majorité des joueurs colmariens actuels, l’avenir a de grandes de chances de s’inscrire en « Vert »

Un budget sensiblement égal à celui de l’exercice en cours, une équipe peu modifiée : voici les grandes lignes des SRC version 2012/2013

LE PROJET. – Damien Ott et son staff en sont convaincus et ce depuis longtemps : pour poursuivre la progression du club et s’installer confortablement dans la première moitié du National, il faudra s’appuyer sur le groupe déjà en place et renforcer quelques postes clés.

« On part sur un groupe ‘’National’’ d’une vingtaine de joueurs, précise Jean-Louis Jaegli, vice-président des SRC. Une fois de plus, on ne fera pas de folie, nous n’en avons pas les moyens. »

Pour l’équipe II, qui a de grandes chances d’évoluer en CFA 2, le club attend de connaître le montant de la subvention fédérale. « On fera essentiellement appel à nos jeunes. »

Ainsi qu’à des joueurs pas trop gourmands, probablement…

LE BUDGET. – Il devrait être sensiblement égal à celui de la saison en cours, soit tourner autour de 1,6M d’euros. À moins que…

« Nous sommes en discussion avec une grosse entreprise de la région colmarienne qui pourrait s’ajouter aux autres sponsors “maillot’’.»

L’apport ne serait pas négligeable et pourrait se monter à 150 000 euros. Reste à trouver un accord…

CEUX QUI DEVRAIENT RESTER. – Si rien n’a encore été signé, la tendance est plutôt bonne pour M’Tir, Shaïek,Moukhlil, Dieye, Meyer, Fedrigo, Bernardet et Créquit.

Mezriche, Dufrennes et Haabyn’ont pas encore été reçus, mais personne ne doute que Colmar leur propose un nouveau contrat.

Liabeuf a déjà fait part de son souhait de trouver un accord avec les Verts.

CEUX QUI VONT PARTIR. – Patin,qui a très peu joué, est déjà sur le départ.

Ce n’est plus un mystère depuis quelques semaines : les SRC cherchent un nouveau gardien. Du coup, on les voit mal conserver Robert.

Camerling, qui n’a plus joué depuis le 20 septembre, ne sera probablement plus colmarien la saison prochaine. Kerssanea très peu joué cette saison et estimait récemment que son avenir passait probablement par un autre que club que les SRC.

LES POINTS D’INTERROGATION. – Grimm est le plus sollicité des Verts. Colmar, qui veut être fixé rapidement, lui laisse jusqu’au 15 mai pour se décider. Après cette date, les SRC se mettront à la recherche d’un milieu de terrain défensif.

Même chose pour Touré. L’attaquant n’est pas contre le fait de rester, mais il devrait aussi étudier d’autres possibilités.

Holbeinet Meslienattendent d’être reçus par les dirigeants. Colmar leur proposera-t-il de rester aux mêmes conditions que cette saison ?

Pour Wagner,qui avait signé un contrat fédéral fin août, les dirigeants colmariens n’ont pas encore pris leur décision.

CEUX QUI DEVRAIENT ARRIVER. – Colmar est sur le point de faire une proposition à un gardien (probablement Perraud ou Lucas, voir nos éditions précédentes).

La venue de Brahmia ne fait quasiment aucun doute.

Les pistes Soubervie et Gbizie ne seraient plus d’actualité.

Pour le reste, tout dépend des réponses des joueurs actuels (Grimm et Touré, notamment).

par Mathieu Pfeffer, publié le 10/05/2012

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Trois départs certains

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Le vice-président des SR Colmar (National) Jean-Louis Jaegli, qui piste plusieurs gardiens, a annoncé que Sébastien Robert, Benoît Patin et Basile Camerling ne seront plus Colmariens la saison prochaine et que pas mal de joueurs ont demandé un temps de réflexion. Seuls Loïc Meyer et Malik M’Tir ont donné un accord ferme. On sait depuis quelque temps déjà que le staff des SRC a été reconduit au grand complet, mais rien de plus n’a été divulgué en ce qui concerne les joueurs. « On doit encore en voir six la semaine prochaine » a précisé Christophe Gryczka, vendredi dernier à l’issue de la rencontre des Verts face à Cherbourg. Le futur président a annoncé que le club « était en contact avec deux joueurs de Ligue 2 pour apporter encore un peu plus d’expérience ». Farez Brahmia est l’une des priorités de Damien Ott qui a, en outre, annoncé qu’il voulait s’appuyer sur la majorité du groupe déjà en place. La plupart d’entre eux a été reçu par la direction, qui indique « que ça se présente plutôt bien ».

le 15/05/2012 à 05:00 par H. H

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« Si on ne sait pas où on va, on se disperse et on est mort »

damien-ott-3.jpg« Il faut savoir transmettre de l’énergie. Si toi-même tu n’as pas d’énergie, ça ne sert à rien », explique Damien Ott. Photo Jean-François Frey

Damien Ott a participé lors du salon « Sport et passion » le 6 mai dernier a une conférence organisée par « L’Alsace ». Le thème en était la cohésion de groupe. En voici de larges extraits. Au-delà du football, les réflexions du coach des SR Colmar peuvent inspirer de nombreux managers.

Selon vous, quel est le B-A-BA de la cohésion de groupe ?

Damien Ott : dans le football, il y a deux méthodes pour réussir. Vous pouvez avoir beaucoup d’argent pour acheter de très grands joueurs. La deuxième façon est d’avoir la meilleure équipe, celle qui est soudée. À Colmar, on construit sur ce dernier principe. On part sur le principe que la cohésion d’un ensemble de joueurs sera supérieure à une addition d’individualités. À Colmar, on compte sur le fait que les joueurs vont jouer les uns pour les autres. J’utilise souvent l’image du ban de petits poissons qui nagent toujours ensemble. Un petit poisson seul se fait vite manger. Par contre, quand ce même petit poisson nage au sein d’un énorme groupe, il a peu de chance de se faire attaquer par un prédateur.

Avoir un projet bien clair est déterminant !

Quand je parle de projet, je parle d’objectifs. Comme dans n’importe quelle entreprise humaine, il faut avoir un objectif. Il faut savoir pourquoi on travaille. En football, à notre niveau, le plaisir ne suffit pas. Ou alors, on doit jouer le dimanche matin avec les copains. Ce n’est pas l’esprit d’un joueur engagé au SR Colmar. Quand un joueur est engagé au SR Colmar, c’est pour y travailler.

Certes, il pourra prendre du plaisir lors des victoires, prendre du plaisir avec ses partenaires… À partir du moment où les joueurs savent pourquoi ils sont ensemble et pourquoi ils travaillent, les choses peuvent avancer. C’est la règle fondamentale de la gestion d’un effectif. Si on sait où on va, on a des chances d’y arriver. Si on ne sait pas où on va, on se disperse et on est mort.

Comment fixe-t-on un objectif auquel tout le monde adhère ?

L’objectif doit être quantifiable et accessible. En début de saison, il était difficile de dire aux joueurs que l’on allait monter en ligue 2.

C’est contre-productif d’avoir un décalage entre ce qu’on peut faire et ce qu’on nous demande de faire. À partir du moment où l’objectif est en adéquation avec les possibilités de l’équipe, il devient porteur. Il devient source de motivation. Si l’objectif est trop éloigné des capacités du groupe, les joueurs vont vite sentir que, même en travaillant, ils ne pourront l’atteindre.

Quelle est votre règle de conduite pour souder une équipe ?

Pour gérer tout ça, il n’y a qu’une vérité, c’est d’être simplement honnête, honnête dans ses choix, honnête dans ses paroles, honnête dans ses interventions, agir avec honnêteté, avec courage… Car je pense qu’il faut du courage. Il ne faut surtout pas commencer à raconter n’importe quoi, à bluffer, à utiliser des arguments obscurs… Y a rien de pire ! Manager, coacher… Mon métier, c’est de choisir. C’est très cruel de choisir. Mais c’est mon job. Il faut le faire loyalement. À partir du moment où tu commences à manœuvrer, c’est quasiment l’échec à l’arrivée !

Dans une équipe, il a des vieux et des jeunes, des anciens et des nouveaux, des attaquants et des défenseurs… Y a-t-il des discours différents pour tous ces groupes ?

Il ne faut surtout pas que des clans se forment dans une équipe. Quels qu’ils soient ! Jeunes, vieux, joueurs de couleur… Je dois surtout travailler afin qu’il n’y ait pas de clans.

Un coach ne doit-il pas être une sorte de gourou pour mobiliser son équipe ?

Il faut avoir des convictions. Il faut savoir transmettre de l’énergie. Si toi-même tu n’as pas d’énergie, ça ne sert à rien. Il faut avoir des convictions fortes, faut savoir où tu veux aller. Il faut que tu sois capable d’emmener tes joueurs avec toi vers l’objectif. Je pense que c’est ça l’essentiel.

Il y a le discours global à toute l’équipe. Il y a aussi les relations individuelles.

Chaque individu étant tellement différent, il faut savoir adapter son discours. Cela va de la grosse gueulante seul avec le joueur dans une salle à des petits gestes qui peuvent paraître anodins : une poignée de main, un clin d’œil !

Comment un groupe vit-il les bons moments et survit-il au mauvais ?

Le drame en sport, en football en particulier, c’est que la réussite est très délicate. Un équilibre très très fragile. On peut perdre très vite la réussite. L’échec vient très rapidement. Les règles de base, c’est de ne pas s’enflammer quand on gagne et de ne pas se décourager lorsqu’on perd.

Comment fait-on ?

Quand on gagne, il ne faut surtout pas croire qu’on est les meilleurs. C’est mon discours à la fin de chaque match. Je le répète systématiquement après chaque match. Je dis bien : après chaque match. Ce n’est pas un bilan mensuel ou trimestriel, comme on peut le faire dans une entreprise. C’est une remise en question quotidienne ! Si une équipe commence à croire qu’elle est la meilleure, elle est très rapidement dépassée par ses concurrents. Une équipe doit tout le temps repartir au travail et au combat.

Quand une équipe connaît la défaite… il faut savoir digérer l’échec dans la nuit. On ne peut pas préparer le match suivant avec un esprit négatif. Cela ne donne rien de bon. Il faut évacuer très rapidement l’échec. Je ne dis pas que l’échec n’est pas grave. Il faut surtout profiter des erreurs, les corriger pour être meilleur et repartir encore plus fort au combat.

Dans les deux cas de figure, victoire ou défaite, les joueurs sont attentifs à tous vos gestes, à vos paroles…

Si tu arrives abattu devant tes joueurs tu ne véhicules rien de bon, impossible d’arriver avec cet esprit-là devant les joueurs. Il faut se présenter avec une tête déterminée. C’est obligatoire. Il y a de la comédie, évidemment, même si intérieurement c’est très compliqué.

On arrive à la fin de la saison. Vous réfléchissez à l’équipe de l’année prochaine. Le recrutement, c’est la base pour une future cohésion de groupe ?

Le recrutement est la fondation de toute la réussite future. Pour être cohérent par rapport à tout ce que j’ai dit, on va choisir d’abord l’homme avant de choisir le joueur. On ne peut jamais connaître parfaitement le joueur que l’on recrute. Parfois on peut se tromper.

Il y a une deuxième notion essentielle pour moi pour un recrutement, essentielle pour la cohésion de groupe, c’est la fidélité. Les notions de fidélité et d’appartenance. Si je veux une cohésion de groupe, je ne recruterai pas beaucoup. Il faut garder un noyau. Il y a des postes spécifiques où nous pouvons connaître quelques défaillances.

Mais je ne vais pas casser mon groupe où la notion d’appartenance est primordiale. Donc vous ne verrez pas à Colmar la saison prochaine les meilleurs buteurs de National ou de Ligue 2, par contre vous verrez peut-être des joueurs qui ont fait des progrès dans ces divisions et avec lesquels j’ai eu des conversations saines, sensées, agréables et honnêtes.

le 16/05/2012 à 05:00

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National Vue sur 2012-2013

Qui avec Colmar ?

Les Colmariens retrouveront Créteil sur leur route l’an prochain.

Les SRC disputeront leur 3 e saison de National l’an prochain. On connaît 13 des 19 futurs adversaires des Colmariens, ainsi que ceux qui ne seront plus présents.

L’EXERCICE 2012-2013 du National promet d’être passionnant. Comme tous les ans, trois formations monteront en Ligue 2, mais, nouveauté liée à la réforme des championnats amateurs, six descendront en CFA. À une journée de la fin du championnat, 70 % des futurs protagonistes sont connus.

LES RELÉGUÉS DE LIGUE 2. – Le championnat de L2 s’est achevé vendredi soir, mais on connaissait déjà l’identité des trois équipes qui évolueront l’an prochain au 3e niveau. Pour Amiens, c’est un retour après une seule saison en Ligue 2. Boulogne a aussi connu ce 3e niveau, avant de monter jusqu’en Ligue 1. Enfin, Metz, connaît la descente en National pour la première fois, deux ans après son grand rival et voisin, Strasbourg. Ces trois formations conserveront leur statut professionnel.

LES PROMUS DE CFA. – Une seule formation a pour l’heure validé son billet, à deux journées de la fin des championnats. Dans le groupe C, Uzès-Pont-du-Gard a dominé la saison et compte dix points d’avance sur son dauphin, Rodez.

Dans le groupe A, le CA Bastia compte trois points d’avance sur Aubervilliers et quatre sur Dunkerque. Les Nordistes ont besoin de deux faux pas des Corses, Aubervilliers d’une défaite du CAB : en cas d’égalité, les banlieusards devanceraient les Corses, qui joueront certainement leur accession dans 15 jours, à Alfortville.

Dans le groupe B, Lyon-Duchère est en train de craquer avec un nul et trois défaites sur les quatre derniers matchs. Leurs voisins de Bourg-Peronnas comptent quatre longueurs d’avance en tête. Un succès sur l’un des deux derniers matchs sera suffisant.

Dans le groupe D, enfin, trois équipes peuvent encore rêver. Carquefou a profité du nul de Luçon pour prendre seul la tête avec deux longueurs d’avance, mais Avranches, 3 e à quatre points, n’a pas abandonné tout espoir. Le Carquefou — Avranches de la semaine prochaine sera décisif.

SORTIE PAR LE HAUT. – On connaît deux des trois promus en Ligue 2 depuis vendredi. Le GFCO Ajaccio et Nîmes n’auront passé qu’une saison en National : les Corses étaient en CFA l’an dernier, les Gardois en L2. Pour les accompagner, Niort, Épinal et Vannes joueront leur peau samedi soir. Les Niortais – battus ce vendredi par Beauvais ! – comptent deux points d’avance sur Épinal et trois sur Vannes, mais ils se déplacent à Ajaccio pour cette dernière journée. Un point pourrait ne pas leur suffire puisqu’Épinal a l’avantage sur les Chamois – tout comme Vannes – dans les confrontations directes.

Vannes aura besoin d’un succès et qu’Épinal ne gagne pas à Colmar. Enfin pour Épinal, un succès à Colmar est indispensable et suffisant si Niort ne gagne pas en Corse.

SORTIE PAR LE BAS. – Besançon et Martigues accompagneront Bayonne en CFA. Les Martégaux comptent trois points de retard sur Luzenac, mais sont battus dans les confrontations directes. Ce qui n’est pas le cas de Beauvais, auteur de l’exploit du jour avec son succès à Niort. S’ils battent Bayonne et que Luzenac perd face au PFC, les Picards se sauveront. Avantage Luzenac, tout de même, qui n’a besoin que d’un point pour se sauver.

QUI EN SERA ? – On connaît dont à ce jour 14 équipes, qui n’ont plus besoin que de passer l’obstacle constitué par la DNCG pour valider leur billet. Amiens, Boulogne, Metz ; Cherbourg, Colmar, Créteil, Fréjus-Saint-Raphaël, Le Poiré-sur-Vie, Orléans, Rouen, Paris FC, Quevilly, Red Star ; Uzès-Pont-du-Gard.

par Cyril Tromson, publié le 21/05/2012

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les footballeurs en séance «dédicaces »

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Le supplément de « L’Alsace » sur la belle saison 2011-2012 des SRC offert hier aux lecteurs a permis de recueillir les dédicaces des joueurs. Photos Hervé Kielwasser

Ils étaient tous là ! Haaby, Liabeuf, M’Tir, Mezriche, Shaïek, Dieye, Fedrigo, Dufrennes, Créquit… Toute l’équipe de football des SR Colmar était présente hier en fin d’après-midi pour une séance « dédicaces ». organisée au Leclerc de Colmar. Les joueurs colmariens ont laissé leurs autographes sur notre supplément de 20 pages retraçant la belle saison qui a été offert hier à tous les lecteurs de « L’Alsace ».

« Viens ! N’aie pas peur », a lancé Jérémy Grimm à Louis Heimburger. Le jeune garçon, défenseur en U11 aux SRC, était un peu timide devant son joueur préféré. Jérémy Grimm a donc été le premier à laisser une dédicace sur notre supplément. Rita, François et leur papa avaient carrément fait un tableau avec les photos des joueurs découpés dans notre supplément. « On va l’encadrer et le mettre dans le salon avec les dédicaces », affirmaient-ils. François, qui est gardien dans l’équipe de Sainte-Croix en Plaine, était impressionné face au portier des SRC Thomas Fedrigo : « Il m’inspire beaucoup pour progresser. » Christiane et Jean-Paul Sembach ne voulaient pas rater la séance dédicaces. Pourtant, ils pourraient être les grands parents de tous les jeunes footballeurs chasseurs de dédicaces. « Moi je préfère M’Tir, parce qu’il est beau », a dit Christiane. « Moi, c’est Grimm, parce qu’il est bon », a répondu le mari.

Laurine, 11 ans, est attaquante dans une équipe de filles à Horbourg. Elle en a profité pour glaner quelques conseils de pros. « Pour marquer des buts, il faut avoir confiance en soi. C’est essentiel », lui glisse Franck Dufrennes. « Il faut oser. Ne pas se poser de questions ! Frapper ! Tu en louperas beaucoup. Mais il ne faut pas se décourager », a ajouté Pape Dieye.

Le Colmarien Bruno Ancel fait partie du club de supporteurs les « Col’Verts ». Hier, il voulait absolument la dédicace de Damien Ott. « J’ai demandé au coach de signer sur une photo que j’ai prise à Beauvais le 20 mars dernier le jour où les Colmariens ont gagné 2-3 à l’extérieur ». Steeve Mebold, 26 ans, avait le maillot officiel du club comme support pour ses dédicaces. « Le premier qui a signé c’est Touré ! Il a beaucoup apporté à l’équipe. »

Enfin, la jolie Sylviane Milobi a fait sourire les joueurs qui ont tous signé sur le t-shirt qu’elle portait sur elle. « J’ai signé où j’ai pu… Il n’y avait plus de place », a souri malicieusement Salim Mezriche.

le 24/05/2012 à 05:00 par Patrice Barrère

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Date de dernière mise à jour : 24/05/2012

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