Mars - Avril 2013

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Les SR Colmar font le dos rond

 

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Cédric Liabeuf et les SRC connaissent un passage à vide, qu’ils espèrent surmonter dès demain face à Bastia. Archives V.M-W.

Les temps sont durs pour les SR Colmar. Trois défaites consécutives ont quelque peu plombé l’ambiance du côté du Stadium. Les Colmariens ont décidé de faire le dos rond en attendant que les choses aillent mieux. En espérant une amélioration dès demain face à Bastia.

En concédant quatre revers lors des cinq dernières rencontres, les SR Colmar connaissent leur pire série depuis avril 2012. Ils avaient alors pris trois points sur 18 lors de six rencontres ponctuées par trois nuls et trois défaites. Si la mauvaise passe actuelle peut faire fulminer ceux qui voyaient déjà les Verts en L2 à la fin de la saison, elle n’a en revanche pas de quoi alarmer pour l’instant ceux qui considèrent encore aujourd’hui le maintien comme le premier objectif raisonnable.

Le reste est évidemment question d’interprétation dans l’imaginaire de chacun. Alors qu’il reste aux Colmariens 15 rencontres à disputer et 45 points à prendre, les plus pessimistes verront sans doute au bout de leurs lorgnons le spectre du CFA, alors que les plus optimistes y apercevront encore au loin la L2. La vérité, s’il y en a une, est sans doute à chercher entre ces deux extrêmes.

« Aucune logique mathématique »

« Le sport n’obéit à aucune logique mathématique » , rappelle Damien Ott. L’entraîneur colmarien a pour lui de ne jamais s’enflammer lors des temps forts de son équipe. Il n’a donc aucune raison de paniquer devant ce temps faible. « Dans la vie courante, on ne se lève pas tous les jours au maximum de ses possibilités. Pour autant que je sache, ce sont exactement les mêmes joueurs, le même staff et les mêmes dirigeants qui étaient très performants il y a deux mois quand nous sommes allés gagner à Créteil, que ceux qui n’y arrivent pas aujourd’hui. Le sport est ainsi constitué de cycles de hauts et de bas. On va donc continuer à travailler sans relâche pour retrouver la sérénité qui nous permettra de repartir de l’avant. » Les choses ont donc encore largement le temps d’évoluer dans un championnat où, à part Créteil, tout le monde a déjà plus ou moins connu un passage à vide. D’autant plus qu’en ce qui concerne les Colmariens, la mauvaise série en cours ne semble pas être le résultat d’une dégradation de leur fonds de jeu, mais plus d’éléments circonstanciels qui peuvent être corrigés. Comme certaines défaillances individuelles ou les aléas d’un calendrier qui a réservé aux Verts trois déplacements en 15 jours, et donc une fatigue accrue sans possibilité de se régénérer. On peut pousser le raisonnement plus loin en considérant que perdre à Carquefou n’a rien de déshonorant et que le Red Star est en quelque sorte la bête noire des Haut-Rhinois. Seule la défaite au Paris FC apparaît alors comme une réelle contre-performance.

« Il ne faut pas dramatiser »

Reste évidemment qu’en dépit de ces explications, le coup de « moins bien » est réel et qu’il ne faudrait pas que ce manque de résultats se prolonge trop longtemps, pour éviter de commencer à se poser trop de questions et perdre la confiance engrangée lors des 20 premiers matchs lors desquels les coéquipiers de Mezriche ne s’étaient inclinés qu’à trois reprises. Ce que reconnaît Damien Ott, qui, fidèle à son habitude, veut cependant préserver son groupe : « C’est vrai qu’en ce moment, on n’obtient pas de bons résultats et qu’on est en difficulté. Mais il ne faut pas dramatiser et ne jeter personne à la vindicte populaire. Laissons parler les gens qui aiment polémiquer et continuons à travailler. Les solutions, on les trouvera plus sûrement à l’intérieur du groupe qu’à l’extérieur. »

Une attitude qui fait forcément appel à la solidarité : « Il faut surtout rester unis et travailler sans relâche. Dans ce genre de situation, la loi du sport t’oblige à te ressouder. Il faut être fort mentalement ensemble pour ne pas douter. La solution est de toute façon collective. Comme le dit la devise du club, « Do spelsch nia allein » (Ici, tu ne joueras jamais seul). Il y a un moment où on redeviendra bons, même si on n’a aucune garantie que ce soit dès demain. » Une victoire face à Bastia ferait tout de même le plus grand bien à des SRC qui vont recevoir à trois reprises lors des quatre prochaines journées.

le 01/03/2013 à 05:04 par Guy Thomann

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Regarder vers le bas ?

 

abdel-moukhlilAbdel Moukhlil croit résolument au rebond colmarien. Photo archives DNA – Laurent Habersetzer

La mauvaise série colmarienne – quatre défaites de rang – a éloigné les SRC des hauteurs du National et les a rapprochés dans un même élan de la zone de relégation, encore distante de huit points quand le podium est éloigné de onze unités. Faut-il dès lors regarder vers le bas ? Abdel Moukhlil n’est pas de cet avis.Formularende

L’opération enregistrée samedi au Stadium n’a pas été bonne. Ni mathématiquement, ni psychologiquement. « Au vu de notre prestation, il y a énormément de regrets, reconnaît Abdel Moukhlil, entré à la 79e minute de jeu face au CA Bastia (0-1) en remplacement d’Adam Shaïek. La frustration est difficile à évacuer. On garde tous cet échec dans un coin de notre tête. »

« On ne se reconnaissait plus »

D’autant plus que le club corse était tout désigné pour relancer la machine colmarienne, grippée par trois défaites consécutives à l’extérieur (3-0 au Red Star, 2-1 au Paris FC et 3-2 à Carquefou). « Nous étions sereins. Mais dès qu’on encaisse un but, on a l’impression que tout nous tombe dessus », relève l’attaquant des Verts.

Cette nouvelle contre-performance n’est pas sans incidence au classement. Le podium reste éloigné de onze points, mais les SRC reculent à la 9e place, dépassés par leur bourreau d’un soir et Bourg-Péronnas. La marge sur la zone de relégation, toujours de huit points tout de même, s’amenuise journée après journée. Avec deux matches en retard à disputer à domicile, l’équipe de Damien Ott peut encore voir venir.

Mais la mauvaise passe actuelle incite-t-elle les joueurs à se soucier de ce qui se passe en bas de tableau ? « On ne panique pas. Si on se laisse trop aller, on sait que les équipes mal classées vont revenir sur nous. On possède un groupe de qualité pour repartir de l’avant, analyse Abdel Moukhlil, qui n’avait pas connu pareille série noire depuis qu’il porte la tunique colmarienne. C’est sûr qu’aujourd’hui, on n’évoque plus la montée. D’ailleurs, ce n’est même pas nous qui en parlions. La Ligue 2, on venait nous en parler, on lisait des choses à ce sujet dans les médias. Désormais, il faut tous se remobiliser. »

Peut-être que les ambitions prêtées aux SRC cette saison ont-elles inhibé une partie des footballeurs haut-rhinois. Peut-être pas. Mais la flèche verte ne se retranche pas derrière de faux-semblants. Depuis la reprise en janvier, le jeu d’équipe n’est plus aussi léché qu’en début de saison. La conséquence d’un moins bien collectif et d’un traitement de faveur de la part de leurs adversaires.

« On savait que cette deuxième partie de championnat serait plus difficile. On se savait attendu, confirme le trentenaire. Ça n’explique pas non plus certains passages au travers. Sur la pelouse du PFC, lorsqu’on ouvre le score, on pense, par excès de confiance, qu’on va gagner facilement. En seconde période, sur certaines phases de jeu, on n’aligne pas deux passes. On ne se reconnaissait plus. »

Mais tout n’est pas non plus à jeter en ce début 2013. Face à Bastia, à défaut d’efficacité, les SRC ont retrouvé de l’allant. De quoi permettre de continuer à travailler dans la sérénité.

Car Abdel Moukhlil en est persuadé, la roue va tourner. Et il serait hasardeux, selon lui, de tout remettre à plat alors que le club connaît, espère-t-il, des difficultés passagères. Ce sont grâce aux valeurs affichées depuis le début de la campagne 2012-2013 que les Colmariens se sortiront de ce mauvais pas.

« L’erreur serait de vouloir tout changer »

« On doit tous se remettre à défendre, à commencer par nous, les attaquants. On n’étouffe plus les équipes comme on savait le faire avant la trêve, explique celui qui a scoré trois fois en treize matches cette saison. L’erreur serait de vouloir tout changer. Le schéma tactique n’est pas à remettre en cause. C’est à nous de faire plus d’efforts sur le terrain, notamment dans le pressing. Pour récupérer la balle plus haut et profiter des espaces. »

Abdel Moukhlil le sait. Les Colmariens ne sont pas devenus des mauvais joueurs de National du jour au lendemain. Il espère simplement qu’il sera capable comme ses coéquipiers d’élever son niveau de jeu dès vendredi à Orléans. Histoire de retrouver un standing plus conforme avec la réputation que les SRC se sont forgés dans leur championnat. Et d’éviter d’avoir à baisser la tête en sortant du terrain pour regarder vers le bas du classement.

par Julien-Thomas Will, publiée le 06/03/2013

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Le poids d’une absence

jeremy-grimm10Jérémy Grimm, expulsé vendredi soir à Orléans, pourrait manquer les trois prochains matches des SRC. Photo APL – Philippe Le BRECH

C’est une évidence : l’absence du maillon fort de la défense colmarienne est très préjudiciable à une équipe en proie au doute. Vendredi, sur la pelouse d’Orléans, l’ombre de Benoît Haaby a plané sur la rencontre. Et Damien Ott va encore devoir faire sans son capitaine durant de nombreuses semaines…

Un seul être vous manque et tout est dépeuplé, dit le proverbe. C’est le sentiment qu’a pu éprouver Damien Ott, vendredi soir, dans le Loiret, s’il a pensé à son capitaine Benoît Haaby, blessé au mollet et indisponible encore quatre à six semaines.

Les Verts étaient prévenus. Maîtriser la paire d’attaquants Sala-Belvito, qui pèse 20 des 30 buts orléanais cette saison, allait être l’une des clés du match. Face aux deux puissants gabarits adverses, la défense en général, et la charnière Varsovie-Meyer en particulier, n’a jamais réussi à trouver la solution.

En l’espace d’un quart d’heure, les deux trublions, qui s’entendent comme larrons en foire sur un terrain, avaient déjà fait vivre l’enfer à une arrière-garde colmarienne clairement dominée dans les duels. Protection de balle, feintes de corps, déviations, appels dans la profondeur, dribbles, les pointes de l’USO ont sorti la panoplie complète pour mettre à l’épreuve du feu la jeune ligne arrière haut-rhinoise.

Et si Belvito manquait d’ouvrir la marque en tirant sur la barre à bout portant dès la 8e minute, l’ancien Racingman se reprenait en provoquant un penalty à la suite d’une offrande dans la surface de son compère argentin, qui se payait le luxe de mystifier Varsovie au passage (1-0, 14e ’).

L’option Grimm suspendue

« Leurs deux attaquants nous ont mis énormément en difficulté. On n’arrivait pas à leur prendre le ballon. On a été incapable de les maîtriser, indique l’entraîneur des SRC. Le manque d’expérience s’est fait sentir en défense. Le problème, c’est que nous n’avons pas le temps de la faire progresser sereinement. » Les jeunes défenseurs centraux ont été bougés une heure durant, gênés par la lecture du jeu des attaquants, toujours placés au bon endroit et prêts à faire parler leur technique.

Les latéraux alsaciens ont également souffert de la comparaison lorsque Belvito et Sala, prêté par Bordeaux, semaient la zizanie sur les ailes. Ces deux-là étaient tout simplement insaisissables pour des Verts surpassés.

Avec un but chacun à leur actif, un minimum au vu de leurs occasions durant la rencontre, les attaquants orléanais auront, comme à leur habitude, contribué à la victoire de leur formation. On peut toujours se demander si avec la puissance et la vista de Benoît Haaby dans l’axe de la défense, la chanson aurait été la même. « Il y a des déséquilibres dans l’équipe mais on manque de solutions », constate lucidement un Damien Ott qui se demande quand cette mauvaise passe – cinq défaites de rang – va prendre fin.

Faire descendre Grimm en charnière centrale aurait pu être une réponse face à un problème conjoncturel. Le milieu de terrain, replacé à ce poste à l’heure de jeu à la suite du remplacement de Meyer par Brahmia, a eu le temps de faire quelques interventions convaincantes dans les pieds de ceux qui avaient fait peser une menace constante sur le but colmarien. Mais son expulsion (67e ’) a considérablement changé la donne.

Déjà suspendu pour une accumulation de cartons jaunes face à Cherbourg, il pourrait manquer les trois prochains matches des SRC. Une nouvelle épine dans le pied du staff haut-rhinois qui n’a plus vraiment le choix des armes au moment d’accueillir les Normands au Stadium, vendredi, avec l’obligation de se relancer en National.

par J-T.W, publiée le 11/03/2013

 Alsace

 

 

 

« Le Stadium sera mis aux normes »

 

le-stadium.jpg400 m² supplémentaires, qui accueilleront notamment de nouveaux vestiaires, devraient être rajoutés cette année à droite de la tribune du Stadium. Photo Vanessa Meyer Wirckel

Comme Damien Ott, Christophe Gryczka n’a toujours pas digéré le report du match face à Cherbourg, qui aurait dû se dérouler ce soir. Le président des Verts a tout de même un motif de satisfaction : il est, depuis peu, en possession des plans de l’aménagement du Stadium.

C’est sous un soleil printanier et quelques flocons de neige que s’est déroulée hier la séance d’entraînement des Verts, qui aurait dû être la dernière avant la réception de Cherbourg. Malheureusement, pour des raisons qui dépassent l’entendement, la Fédération française a répondu favorablement, dès mercredi soir, à la demande du club normand de ne pas se déplacer en Alsace. « On n’a pas d’explication et ça nous insupporte » , martèlent les dirigeants des Verts, persuadés qu’avec un peu de bonne volonté, le voyage à Colmar était possible. Hier soir aux alentours de 18 h, Jean-Louis Jaegli, le vice-président, a cependant reçu un courriel de la commission fédérale des championnats nationaux (voir encadré). Alors que de nombreuses rencontres ont déjà été reportées depuis le début de l’année, il est en effet surprenant que la Fédération ait pris cette décision aussi rapidement, sachant que le trafic SNCF, bloqué en début de semaine en raison de la météo, a repris.

400 m² de plus

Tout le monde voulait évidemment jouer ce match dans l’espoir de sortir de la spirale négative dans laquelle les Verts sont enferrés depuis maintenant cinq rencontres. Il faudra donc attendre mardi prochain et la venue Bourg-Péronnas.

En attendant, les dirigeants colmariens accueilleront les membres de la commission des terrains et des installations sportives de la FFF. On sait en effet que le Stadium n’est pas aux normes du National (le club a une dérogation jusqu’à la fin de saison) et encore moins à celles de la Ligue 2. « La commission a déjà visité le stade en début de saison et j’ai été convoqué à la Fédé au mois de janvier, résume Christophe Gryczka. Notre enceinte n’est pas homologuée N2 pour le National et encore moins N1 pour la L2. J’ai donc établi deux tableaux sur tout ce qu’il y a à rectifier au Stadium pour qu’il soit homologué et je les ai transmis à la Ville de Colmar. J’ai le sentiment que le maire et la Ville sont derrière le club, qu’ils pensent que le club va progresser et qu’ils vont tout mettre en œuvre pour nous aider. »

Ainsi, le président des SRC a reçu dernièrement les plans de la nouvelle configuration du Stadium qu’il pourra présenter aux membres de la commission. « Il y a du boulot, reconnaît l’homme fort des Verts. Les travaux obligatoires concernent notamment le terrain synthétique, qu’il faudra clôturer, l’aménagement d’un parking pour l’équipe visiteuse avec accès direct aux vestiaires, d’un parking pour la presse, la compartimentation de la tribune Est, pour accueillir les supporters adverses, et la création de 400 m2 supplémentaires au nord de la tribune avec de nouveaux vestiaires pour les joueurs, une salle de conférence, une balnéo. »

Le maintien n’est donc pas le seul chantier pour le club colmarien d’ici la fin du championnat.

le 15/03/2013 à 05:04 par Hubert Himburg

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Les SR Colmar endeuillés



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Gilbert Meyer. Photo archives DNA


Les SR Colmar ont appris la triste nouvelle hier matin. Leur vice-président, Gilbert Meyer, est décédé samedi des suites d’un malaise cardiaque à l’âge de 64 ans. Ce dernier était arrivé au club en 1999, en tant que comptable bénévole, à la demande de Roland Hunsinger.

« C’était une pièce maîtresse. Un super collaborateur. Il s’occupait de la trésorerie et des tâches administratives, se rappelle l’ancien président des SRC, très ému par cette disparition brutale. Je l’avais encore au téléphone tous les jours. Pour moi, il était comme un frère. »

Devenu vice-président, avec Jean-Louis Jaegli, dès que le poste a été créé, fin des années 2000, le natif d’Ingersheim s’est totalement investi dans la structure haut-rhinoise en 14 ans. « C’était devenu comme sa deuxième famille. Il consacrait au club une grande partie de son temps. Les SRC étaient une partie de lui. Il va laisser un vide énorme, souligne Dominique Lihrmann, le directeur sportif. C’est un pilier de notre institution qui s’effondre. C’était une personne qui avait de grandes qualités humaines et était toujours d’humeur égale. »

Ébranlé par la soudaineté du décès, le club a unanimement salué sa mémoire. « Nous sommes sous le choc. Et nous pensons à sa famille, sa femme et sa fille notamment», a indiqué le président Gryczka.

Les SR Colmar devraient prochainement rendre hommage à leur vice-président. Les DNA présentent à la famille du défunt ses sincères condoléances.

Date de dernière mise à jour : 17/03/2013

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